En continuant la navigation, vous acceptez les cookies. Ils nous permettent d'améliorer nos contenus pour vous proposer des services adaptés. En savoir plus
Vous pouvez également consulter notre politique de confidentialité ici.

Top 10 des médecins célèbres français

  • Plus de 300 devis mutuelle comparés en 2 minutes
  • Réalisez 423€ d'économies en moyenne* !

Pendant la crise du coronavirus, tous les Français allaient aux fenêtres pour applaudir les médecins et professionnels de santé. L’occasion pour LeLynx.fr de faire un petit récapitulatif des médecins les plus célèbres de France.

Louis Pasteur

Il est sans doute le plus connu des médecins français. Louis Pasteur, qui a donné son nom au célèbre institut situé dans le XVe arrondissement de Paris, a connu une renommée internationale pour son vaccin contre la rage. Mais le chercheur de Dole ne se limite pas à cette invention : on lui attribue la découverte de la dissymétrie moléculaire, qui a grandement aidé les chimistes ; plusieurs travaux sur la fermentation ; la mise au point d’un remède à la « maladie des vins », la pasteurisation ; ou encore les avancées sur la maladie des vers à soie.

Décoré de son vivant (Grand-croix de la Légion d’honneur, prix Jecker…), il est honoré de nos jours par des bustes, statues, noms de rues et de boulevards…

René Laennec

Le médecin breton René-Théophile-Hyacinthe Laennec a amplement contribué à faire avancer la science. Admiratif de son oncle, médecin et professeur à Nantes, René Laennec a suivi les cours du célèbre clinicien Corvisart. On lui doit l’invention de l’auscultation, notamment grâce au stéthoscope, outil qu’il a mis au point et baptisé, à partir du latin stethos (poumon).

Il a apporté de nouvelles connaissances des maladies pulmonaires et respiratoires, telles que la phtisie ou la tuberculose, infection qui a tué sa mère en 1786. Il meurt lui aussi de cette maladie. Son rôle en tant que chercheur – par exemple ses études sur la cirrhose (dite « de Laennec ») – et sa charité avérée envers les pauvres lui ont valu la mémoire vive des habitants de Quimper, sa ville natale.

Ambroise Paré

On se souvient d’Ambroise Paré, médecin né à Laval, comme du chirurgien des têtes couronnées. C’est plus compliqué que cela. Au XVIe siècle, dans un monde où les armes à feu créent de nouveaux types de blessures, Paré invente des nouveaux instruments et des nouveaux remèdes. Il met au point, notamment, la ligature des artères et la cautérisation des plaies.

Médecin militaire par excellence, premier médecin du roi Charles IX, il s’illustra lors du siège de Boulogne en opérant avec succès le duc de Guise, blessé par un coup de lance reçu au visage. Prothèses, mains artificielles, techniques chirurgicales… La médecine et l’anatomie doivent beaucoup à cet homme modeste, qui résumait ainsi son action : « Je le pansai, Dieu le guérit ».

Jean-Martin Charcot

Le très célèbre neurologue de la Pitié-Salpêtrière est connu pour son analyse de la sclérose en plaques puis, surtout, de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), aussi appelée « maladie de Charcot ». Devenu membre de l’académie de médecine, sa renommée gagne toute l’Europe et force l’admiration des futurs psychanalystes, tels que Sigmund Freud.

Neurologue, fin observateur des troubles (paralysie, vertiges, hyperthyroïdie…), il bascule vers la psychiatrie et utilise dans ses soins l’hypnose pour guérir l’hystérie. Tantôt admiré par ses idées nouvelles, tantôt critiqué pour son manque de rigueur scientifique, il a néanmoins gravé son nom dans l’Histoire.

Xavier Bichat

On connait tous l’hôpital Bichat… mais que savons-nous sur le médecin qui lui donna son nom ? Grand professeur à Lyon, puis médecin de l’Hôtel-Dieu à Paris, Xavier Bichat a focalisé ses recherches sur les tissus biologiques et leur rôle dans le développement de pathologies.

Au cours de sa carrière, il a disséqué plus de 300 cadavres, dont certains volés dans les sépultures. Il meurt à seulement 30 ans de la fièvre typhoïde, mais son œuvre a permis d’aider la science. « Personne en si peu de temps n’a fait autant de choses et si bien », a dit son confrère Corvisart dans une lettre à Napoléon. Son nom fait partie des 72 inscrits sur la tour Eiffel.

Julien Offray de La Mettrie

Spécialiste des maladies vénériennes, La Mettrie est comme de nombreux grands savants, venu de Bretagne. A l’université de Leyde, il a suivi les cours du grand Herman Boerhaave. Il est l’un des premiers à avoir compris le lien entre les mutations organiques et les changements psychiques – un lien qui lui a été confirmé lorsque, victime de fièvre, il remarque une accélération de sa pensée due à un rythme sanguin plus vif.

Ses thèses matérialistes, qui nient notamment l’existence de Dieu et la division entre âme et matière, lui valent d’être excommunié par ses confrères médecins. Ses livres sont brûlés. Les philosophes des Lumières le renient. Défendu par Frédéric II de Prusse, il publie les livres L’homme Machine, L’homme Plante ou encore L’art de jouir, où il attaque vivement Sénèque.

Madeleine Brès

La Gardoise Madeleine Brès est la première femme à accéder aux études de médecine, en 1868. Il n’était pas interdit pour elles de suivre des cours à la faculté, mais les mœurs et la voie d’admission rendaient tout bonnement impossible l’accès des femmes aux études. C’est grâce à l’action combiné de l’impératrice Eugénie, de Victor Duruy et de Charles Wurtz que Madeleine Brès est admise à la faculté de médecine.

Même si elle n’est pas autorisée à passer les concours, elle poursuit ses recherches et sa thèse sur le lait maternel et le développement des nourrissons. Récompensée d’une mention « Extrêmement bien », elle accède à la notoriété européenne et peut ouvrir un cabinet où elle reçoit des femmes enceintes ou jeunes mères. Le préfet de la Seine lui demande de former les personnels d’écoles, crèches et garderies.

Albert Calmette

Né au siècle de Pasteur, Albert Calmette fut envoyé par ce dernier à Saïgon où il développa des vaccins contre la rage. Il en profite pour enrichir ses connaissances sur le venin des serpents (sérum de Calmette) et des abeilles, ou encore la toxicité de certaines plantes.

Scorbut, peste, choléra… les maladies anciennes sont de retour
Lire l'article

Après avoir participé à la mise au point du premier sérum contre la peste bubonique, Calmette prend la direction de l’institut Pasteur de Lille, qu’il dirige 25 ans. Cependant, ce qui lui valut une gloire éternelle fut la mise au point d’un vaccin contre la tuberculose, une infection qui causait alors de très nombreux décès. Plusieurs hôpitaux portent aujourd’hui son nom.  

Emile Roux

Grand collègue de Louis Pasteur, Emile Roux ne partage sans doute pas sa gloire mais son apport à la médecine n’en est pas moins important. De son statut de simple assistant à la Sorbonne, il deviendra l’acolyte de Pasteur, avec qui il fit de grandes découvertes sur la fièvre charbonneuse et le vaccin contre la rage. Il inventa aussi le premier sérum efficace contre la diphtérie.

Mais surtout, pendant des années, il s’attela à donner corps à l’institut Pasteur et à ses différentes antennes (il décida d’en ouvrir une à Alger). Pour l’ensemble de ses recherches (citons aussi la tuberculose, la syphilis, le tétanos…), il fut Grand-croix de la Légion d’honneur.

Jean-Nicolas Corvisart

Médecin personnel de l’empereur Napoléon Ier, Corvisart n’est pas qu’une station de métro. Il débuta sa carrière comme aide-soignant à l’Hôtel-Dieu. Refusant de porter la perruque, on l’envoie dans un hôpital pour pauvres. Pendant la Révolution, il enseigne la pathologie et la physiologie jusqu’à recevoir la chaire de clinique à l’Ecole de médecine puis la chaire de médecine au Collège de France. Introduit dans les cercles de pouvoir, il gagne la confiance de Napoléon qui fait de lui son médecin : « Je ne crois pas à la médecine, mais je crois en Corvisart ».

Cet article vous a-t-il été utile ?