En continuant la navigation, vous acceptez les cookies. Ils nous permettent d'améliorer nos contenus pour vous proposer des services adaptés. En savoir plus

Assurance habitation : comment fonctionne l’assurance incendie ?

Claire Tourdot - mis à jour le

En France, les incendies domestiques sont responsables de 800 morts et causent plus d’un milliard d’euros de dégâts par an. Pour prévenir ce risque majeur, les compagnies d’assurance habitation incluent dans leurs offres multirisque habitation une garantie incendie. Obligatoire pour les locataires, fortement conseillée aux propriétaires, cette protection est profitable à tous.

Protéger ses biens contre les flammes

Comprise dans les contrats d’assurance habitation, l’assurance incendie garantit les biens mobiliers, c’est-à-dire tout ce qui se trouve sur place au moment du sinistre : meubles, vêtements, appareils électriques et ménagers. Les objets de valeur (bijoux, tableaux, ordinateurs portables, meubles anciens…) sont, quant à eux, garantis pour une somme limitée et évaluée dans les conditions générales de l’offre souscrite.

En revanche, le remplacement d’un appareil défectueux qui aurait provoqué par la suite un incendie est de l’ordre de l’assurance dommages électriques. Ces deux garanties bien distinctes ne recoupent pas le même champ d’intervention, mais se complètent pour protéger au mieux le bien immobilier.

Astuce Malynx !

La garantie incendie prend également en charge les dégâts causés par une explosion, la foudre et la fumée, ainsi que les dommages résultant de l’intervention des pompiers ou des premiers secours.

L’indemnisation de l’assurance incendie

Quel que soit le responsable ou la cause du sinistre, l’assuré dispose de 5 jours ouvrés pour déclarer l’incendie à sa compagnie d’assurance. Afin de faciliter l’estimation du remboursement, il est recommandé de conserver un maximum de preuves des dommages et de ne jeter aucun objet brûlé. Il peut aussi être utile de présenter à l’assureur des justificatifs des biens existants endommagés (photos, factures, attestations de garantie…).

Par la suite, le montant des dommages est établi à l’amiable entre l’assureur et l’assuré, par le biais d’un expert d’assurances qui se déplacera sur place pour constater les dégâts.

Le calcul de l’indemnisation est toujours effectué en tenant compte de la vétusté des biens. Aussi, un coefficient est appliqué à la valeur initiale de l’objet afin de prendre en compte son usure et son ancienneté.

Les obligations préventives de l’assuré

Maison en flammesPropriétaire ou locataire, chacun doit mettre en place des mesures afin de limiter les risques d’incendies. Ces actes préventifs sont déterminants pour espérer percevoir une indemnisation en cas de sinistre. En effet, il n’est pas rare que les contrats d’assurance prévoient des pénalités pour ceux qui n’auraient pas respecté ces quelques règles :

  • Les détecteurs de fumée. Depuis mars 2015, tout logement doit être équipé de ces petits boitiers. L’achat du détecteur de fumée incombe au propriétaire du lieu et doit être notifié à l’assureur ;
  • Le ramonage. Le règlement sanitaire départemental impose le ramonage des conduits une à deux fois par an, selon les départements. Cette intervention prise en charge par le locataire inclut les cheminées, mais aussi les conduits par lesquels s’évacuent les fumées du chauffage au gaz ou au fioul ;
  • Le débroussaillage. Selon les risques (forêts, maquis…), les limites du débroussaillage peuvent être étendues jusqu’à 200 mètres. Il revient au propriétaire de débroussailler aux abords de sa propriété. En cas de manquement, la municipalité peut effectuer des travaux à ses frais.