✓ Au-delà de 7 jours sans bouger, un stationnement est considéré abusif.
✓ Un stationnement abusif est passible d’une amende de 35 € et d’une mise en fourrière.
✓ Si vous stationnez votre véhicule sur une place privée, l’amende peut s’élever à 135 €.
Combien de temps une voiture peut-elle rester stationnée sans bouger sur la voie publique ?
De façon générale, dès qu’une voiture occupe une place de façon ininterrompue au-delà de la durée légale de 7 jours, le stationnement est considéré comme abusif.
Votre voiture peut rester garée 7 jours au même endroit
La réglementation est claire : un véhicule ne peut stationner plus de 7 jours consécutifs au même endroit sur la voie publique. Au-delà de ce délai, le stationnement est qualifié d’abusif, conformément à l’article R417-12 du Code de la route.
Les durées réduites par arrêté municipal
Dans certaines communes, la durée légale de 7 jours pour le stationnement ininterrompu peut être réduite par arrêté municipal, notamment dans les zones sensibles :
- Zones touristiques : la durée maximale peut être limitée à 24 heures pour favoriser la rotation des véhicules. C’est le cas des villes de Paris ou Bordeaux ;
- Rues résidentielles ou commerçantes : certains arrêtés imposent des durées maximales de stationnement (par exemple, 2 heures) pour préserver la tranquillité des riverains ou optimiser l’usage des places disponibles.
Ces mesures visent à éviter les abus et à garantir une rotation équitable des véhicules. Pour connaître les règles spécifiques à votre secteur, consultez les panneaux de signalisation ou les arrêtés municipaux en vigueur.
La règle sur un parking privé ouvert au public
Sur un parking privé ouvert au public, comme pour les centres commerciaux, les supermarchés ou les gares, les conditions de stationnement sont définies par le gestionnaire du site. En règle générale :
- Le stationnement est gratuit pour les clients, mais limité dans le temps (généralement entre 2 et 3 h) ;
- Au-delà de cette durée ou sans preuve d’achat, le propriétaire du véhicule risque une contravention voire un enlèvement.
Pour éviter tout problème, il est recommandé de vérifier les panneaux d’information à l’entrée.
Que risque-t-on en laissant une voiture stationner sans bouger trop longtemps ?
Laisser un véhicule immobile trop longtemps sur la voie publique ou sur un espace privé peut entraîner des sanctions financières voire une mise à la fourrière du véhicule. Voici les risques encourus, selon les règles définies par le Service-Public.fr.
L’amende forfaitaire
Si votre voiture stationne plus de 7 jours consécutifs au même endroit sur la voie publique (ou moins si un arrêté municipal le précise), vous risquez une amende forfaitaire de 35 € pour stationnement abusif (contravention de 2ᵉ classe, article R417-12 du Code de la route).
Cette amende peut être minorée à 22 € pour un paiement sous 15 jours, ou majorée à 75 € en cas de non-paiement dans le délai de 45 jours.
Si vous estimez que l’amende est injustifiée, vous pouvez contester dans un délai de 45 jours après réception du procès-verbal. La procédure se fait en ligne sur le site de l’ANTAI (Agence nationale de traitement automatisé des infractions).
La mise en fourrière du véhicule et les frais associés
Si le véhicule n’est pas déplacé après un constat de stationnement abusif, il peut être mis en fourrière. Cette mesure entraîne des frais supplémentaires :
- Coût moyen d’un enlèvement en fourrière : entre 120 € et 200 € (selon les communes) ;
- Frais de garde journalière : entre 6 € et 30 € par jour jusqu’à la récupération du véhicule.
Pour récupérer votre voiture, vous devrez payer l’amende, les frais d’enlèvement et les frais de garde, en plus de vous rendre à la fourrière dans les délais impartis.
Les cas particuliers : stationnement sur place privée, emplacement réservé
Si vous occupez une place privée qui ne vous est pas attribuée, le propriétaire ou le syndicat de copropriété peut faire enlever immédiatement votre véhicule par la fourrière, sans délai de préavis.
Sur un emplacement réservé, comme une place pour personnes handicapées ou pour les livraisons, un stationnement non autorisé expose à une amende de 135 € (contravention de 4ᵉ classe) et à une mise en fourrière. Les emplacements livraisons sont reconnaissables aux marquages jaunes sur le sol tandis qu’un pictogramme blanc indique les places pour personnes à mobilité réduite (PMR).
Stationnement abusif, gênant ou dangereux : comment distinguer ces 3 infractions ?
Les stationnements abusifs, gênants et dangereux relèvent de règles et de sanctions différentes. Contrairement au stationnement abusif (lié à la durée), les deux autres catégories ne tiennent pas compte du délai de 7 jours. Elles sont sanctionnées dès qu’elles sont constatées.
Le stationnement abusif
Le stationnement abusif est défini par la durée excessive du véhicule au même endroit, à savoir plus de 7 jours consécutifs sur la voie publique.
Le propriétaire du véhicule encourt une amende forfaitaire de 35 € et un risque de mise en fourrière si le véhicule n’est pas déplacé après la contravention.
Le stationnement gênant et très gênant
Un stationnement est considéré comme gênant lorsqu’il entrave la circulation ou l’usage normal de la voie publique, même pour une courte durée.
Exemples :
- Stationnement sur un passage piéton, une piste cyclable ou devant une entrée de garage ;
- Véhicule garé en double file.
En cas de stationnement gênant, l’automobiliste s’expose à une amende forfaitaire de 35 € (contravention de 2ᵉ classe).
Un stationnement est considéré très gênant lorsqu’il bloque un accès prioritaire : pompiers, secours, livraisons, place pour personne handicapée, etc. Dans ce cas, l’amende s’élève à 135 € (contravention de 4ᵉ classe) et peut s’accompagner d’une mise en fourrière immédiate du véhicule.
Le stationnement dangereux
Le stationnement dangereux met directement en péril la sécurité des usagers (piétons, cyclistes, automobilistes). Il est sanctionné sans délai, dès qu’il est constaté.
Exemples :
- Véhicule stationné dans un virage, sur un passage à niveau ou près d’un carrefour (masquant la visibilité) ;
- Stationnement sur une voie rapide, une bande d’arrêt d’urgence ou un arrêt de bus ;
Dans cette situation, le propriétaire du véhicule reçoit une amende de 135 € ainsi qu’un retrait de 3 points sur son permis.
Ces interdictions concernent également les motos et scooters qui répondent au même Code de la route que les voitures.
Que faire face à une voiture qui ne bouge pas dans votre rue ou votre parking ?
Face à une voiture “ventouse”, c’est-à-dire, immobilisée longtemps, ou gênante, il faut avant tout la signaler aux autorités.
Signaler une voiture ventouse à la police municipale
Lorsqu’il s’agit d’un stationnement abusif sur la voie publique, il faut contacter la police municipale (à défaut, la police nationale ou la gendarmerie). Un agent se déplace pour vérifier et repérer l’emplacement exact du véhicule.
Il revient 7 jours plus tard pour constater que le véhicule n’a pas bougé. Au-delà de ces 7 jours, l’agent verbalise.
Faire enlever un véhicule sur un parking privé ou en copropriété
Faire enlever un véhicule stationné illégalement sur un parking privé ou dans une copropriété nécessite de respecter une procédure légale stricte :
- Vérifiez si le propriétaire du véhicule est identifiable ;
- Si le propriétaire est identifié, envoyez-lui une lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) pour lui demander de libérer la place sous 8 jours ;
- Si le propriétaire est inconnu ou ne réagit pas dans les 8 jours, contactez les forces de l’ordre ;
- L’agent vérifiera si le véhicule n’est pas volé, puis ordonnera sa mise en fourrière pour stationnement abusif ;
- En copropriété, c’est au syndic d’effectuer ces démarches au nom des copropriétaires.
Si un véhicule occupe votre emplacement privé (place de parking attribuée, garage, etc.), vous pouvez demander son enlèvement immédiat sans attendre les 7 jours. Dans ce cas, contactez directement la police en fournissant la preuve de votre droit sur la place. La mise en fourrière pourra être ordonnée sans délai.
Récupérer une voiture mise en fourrière
Pour retrouver sa voiture, le propriétaire dispose de plusieurs solutions :
- Utiliser le téléservice officiel du Ministère de l’Intérieur : « Rechercher un véhicule en fourrière », qui permet de localiser rapidement la fourrière concernée ;
- Se rendre au commissariat le plus proche pour obtenir les coordonnées de la fourrière ;
- Attendre le courrier recommandé (envoyé sous 5 jours ouvrables), indiquant l’adresse de la fourrière et les démarches à suivre.
Pour récupérer son véhicule, le propriétaire doit :
- Présenter ses documents d’identité et le certificat d’immatriculation du véhicule aux forces de l’ordre afin d’obtenir l’autorisation de sortie (la mainlevée). Cela peut se faire en ligne via FranceConnect ou au commissariat ;
- Régler l’intégralité des frais (enlèvement, transport et garde journalière) à la fourrière.
Comment stationner une voiture longtemps sans risquer l’amende ni la fourrière ?
Il est possible de laisser votre véhicule immobile pendant plusieurs semaines, ou mois, sans encourir de sanctions, à condition de choisir le bon emplacement et d’anticiper les démarches.
Les solutions avant un départ prolongé
Pour éviter les amendes ou la mise en fourrière, privilégiez des alternatives au stationnement sur la voie publique :
- Les parkings longue durée : de nombreux aéroports, gares ou villes proposent des parkings sécurisés spécialement conçus pour les absences prolongées ;
- Un garage privé : louer un box ou un garage est possible. De nombreux sites permettent de trouver des places à louer à la semaine ou au mois ;
- Un parking partagé : des plateformes collaboratives proposent des places chez des particuliers.
Stationnement prolongé et assurance auto : les bonnes pratiques
Un véhicule laissé à l’arrêt pendant plusieurs semaines ou mois nécessite une attention particulière d’un point de vue de l’assurance :
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- Vérifiez vos garanties auto : assurez-vous que votre contrat couvre les risques de vol, de vandalisme ou certains sinistres comme l’incendie ou les dégâts des eaux, même en cas d’immobilisation prolongée ;
- Optez pour une assurance adaptée : si vous roulez peu, une assurance auto au kilomètre peut être plus économique et tout aussi protectrice ;
- Pour les longs arrêts, certaines compagnies d’assurance proposent des formules « parking » ou « garage », moins chères mais couvrant uniquement certains sinistres auto comme le vol ou l’incendie.
Avant de partir, photographiez l’état de votre voiture et consultez votre assureur pour adapter votre contrat si nécessaire. Cela évitera les mauvaises surprises en cas de sinistre pendant votre absence.
Contenu mis à jour le 27/05/2026
Vérifié par notre expert Arthur Martiano
