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Le remboursement de la chirurgie esthétique

Claire Tourdot - mis à jour le

Lifting, augmentation mammaire, liposuccion… plus de 500 000 actes de chirurgie esthétique sont pratiqués en France chaque année. Si leur coût onéreux est rarement couvert par la Sécurité sociale, certaines compagnies de mutuelle santé proposent des formules ajustables pour profiter d’une meilleure prise en charge.

En principe, aucune prise en charge

Au regard de l’Assurance maladie, la règle est claire : les interventions de chirurgie esthétique n’ayant aucune motivation thérapeutique ne sont jamais remboursées et ce, qu’elles soient réalisées en France ou à l’étranger. Tous les frais restent donc à la charge du patient, de même que les sommes résultant de la suite de l’intervention type insatisfactions, malfaçons ou complications (hématomes, nécroses, infections hors septicémie).

En revanche, les complications médicales graves – embolie pulmonaire,  septicémie – ou les complications nécessitant une hospitalisation en secteur de soins intensifs sont prise en charge par la Sécurité sociale.

La chirurgie réparatrice remboursée à 100 %

AlorOpération de chirurgie esthétiques que la chirurgie esthétique n’a pour but que d’embellir les lignes du visage ou du corps, la chirurgie réparatrice intervient pour redonner son intégrité au corps. C’est le cas notamment après un accident (brûlure, chute…), une maladie (cancer, paralysie…) ou lors d’une malformation (oreilles décollées, grain de beauté…).

Intégralement prise en charge par l’Assurance maladie, ces interventions peuvent notamment recouvrir les actes suivants :

  • La chirurgie mammaire de réduction, lorsque la réduction est d’au moins 300 grammes par sein, soit une ou deux tailles de bonnet de soutien-gorge ;
  • La plastie abdominale, dans le cas où le tablier abdominal du patient recouvre partiellement ou totalement le pubis ;
  • La correction des oreilles décollées ou otoplastie ;
  • La rhinoplastie, si le patient est gêné par un problème respiratoire et non esthétique.

Pour déclencher le processus d’indemnisation, le patient doit obtenir l’aval de la Sécurité sociale avant même d’avoir programmé l’opération : c’est ce qu’on appelle l’entente préalable. Un médecin conseil intervient alors pour déterminer si l’intervention chirurgicale peut effectivement être qualifiée de « réparatrice » et faire l’objet d’un remboursement.

Astuce Malynx !

Même réparatrice, une intervention de chirurgie esthétique ne peut être prise en charge que si elle est pratiquée dans un établissement hospitalier public ou conventionné.

Souscrire une assurance santé et être mieux remboursé

Comme bien souvent lorsqu’il s’agit de soins spécialisés, des dépassements d’honoraires sont à prévoir. La souscription à une mutuelle ou une complémentaire santé est nécessaire pour amortir ces sommes conséquentes pouvant aller de l’hospitalisation jusqu’aux soins post-opératoires.

Par ailleurs, certaines formules d’assurance santé proposent des services supplémentaires non couverts par l’Assurance maladie telle que la prise en charge d’une chambre individuelle, d’un lit accompagnant ou des options de confort (TV, wi-fi, téléphone…).

Les personnes envisageant une intervention de chirurgie esthétique ont ainsi tout intérêt à comparer les contrats d’assurance santé pour trouver l’offre la mieux adaptée à leur situation. Cette démarche peut aujourd’hui s’effectuer gratuitement en ligne et permet d’accéder en quelques clics à de nombreux devis personnalisés.