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Le confinement a-t-il modifié la nature de nos rêves ?

Une étude de l’Inserm montre que la période de confinement que l’on vient de vivre a perturbé notre sommeil, parfois négativement, parfois positivement. Voici les principaux enseignements.

Perrine Ruby, chercheuse en neurosciences à l’Inserm, a mené une enquête sur les bouleversements du sommeil pendant les deux mois de confinement. Le but était d’analyser les changements survenus quant aux « habitudes de vie, de sommeil et de rêve ». L’étude n’est pas encore terminée, mais la chercheuse a dévoilé ses premiers résultats à l’AFP et France Info.

Selon l’auteure de l’étude, « la période a bien modifié le sommeil des Français, mais pas qu’avec des dimensions négatives ». Les sondés se scindent en deux groupes : près de 50% déclarent dormir davantage, tandis que les autres 50% font part de difficultés à s’endormir ainsi que de réveils nocturnes intempestifs. Il semble que le confinement ait un impact différent selon les personnes.

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Les rêves révèlent peurs et impossibilités

A propos des rêves, il est indéniable que l’enfermement à domicile et le climat anxiogène a eu des conséquences sur notre esprit. Le sondage montre que 15% des Français ont fait des rêves plus négatifs, avec des sujets tels que les hôpitaux, les maladies, l’isolement et la mort. Pour 5% d’entre eux, au contraire, les rêves n’étaient que réjouissance : fêtes et soirées, coopération ou encore érotisme.

Perrine Ruby estime que cela confirme l’hypothèse que le rêve est impliqué dans la régulation émotionnelle. Selon elle, « Il semblerait qu’il y ait un phénomène cathartique et un phénomène de compensation qui permettrait de mieux résister à ce que l’on est en train de vivre actuellement. Ce que l’on ne peut pas faire, on le fait en rêve ».

Il est encore possible de participer à ce sondage. L’équipe de recherche Dycog, basée à Lyon, incite fortement les Français à témoigner dans cette enquête, pour avoir des résultats plus complets. Pour rappel, l’Inserm réalise en ce moment une grande série d’études sociales et scientifiques sur le confinement.