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La pénurie menace les produits alimentaires et hygiéniques essentiels

L’UFC-Que Choisir a étudié plus de 400 000 prix dans 10 enseignes drive différentes. Si l’inflation demeure légère, les consommateurs sont néanmoins contraints d’acheter les produits les plus onéreux, en raison des ruptures de stock.

rupture stock pénurie

Pour la quatrième semaine de confinement, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir a passé à la loupe les prix de plus de 250 produits de première nécessité, dans 10 enseignes. Soit 400 000 tarifs. « Les prix de chaque produit considéré individuellement ont en moyenne peu augmenté », résume l’étude, mais les clients ont dû se reporter sur les gammes plus coûteuses en raison de la pénurie.

La facture des produits de première nécessité a ainsi augmenté de 2,50% depuis début mars. Une hausse moins importante que la semaine passée. Le nombre de références est le principal critère qui détermine les prix. Les pâtes, par exemple, ont connu une chute de -16% de références proposées à la vente. Ce qui génère une hausse de +5% des prix au kilo.

L’alimentation et l’hygiène fortement impactées

La pénurie ne touche pas tous les produits alimentaires essentiels de la même manière. Le nombre de pains de mie en vente a dégringolé de -51%, la farine de -38%, tandis que la baisse est moins marquée pour les œufs (-21%) et le lait (-10%). Les hausses de prix sont aussi inégales. On remarque une véritable flambée pour la farine (+14%), et une augmentation modérée pour les autres produits (entre 2% et 5%).

La situation est inquiétante pour les produits d’hygiène. Le gel hydroalcoolique connaît des ruptures de stock régulières (-74% de références), avec un prix qui baisse grâce au décret du gouvernement. Le savon (-37%) et les lingettes (-55%) subissent aussi les effets de la pénurie, avec des hausses sensibles de prix. Seul le papier hygiénique connaît un regain de forme, avec une chute du prix de 25% et la résolution des soucis d’approvisionnement.