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Arrêts maladie en hausse de 25 % depuis le Covid : ce que cela change pour votre protection financière

Publié le 16 juin 2026
Lecture 3 min.
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Depuis la fin de la crise sanitaire, le nombre d’arrêts maladie ne redescend pas à son niveau d’avant. Selon des données récentes relayées par Franceinfo, la hausse dépasse 25 % par rapport à la période pré-pandémique. Elle ne s’explique pas uniquement par les virus hivernaux. Derrière ce chiffre, des réalités de terrain bien ancrées, et une question concrète pour de nombreux salariés : quel est le rôle de la mutuelle pour maintenir leurs revenus en cas d’arrêt prolongé ?

Pourquoi les arrêts maladie augmentent depuis la pandémie

La pandémie de Covid-19 a laissé des traces durables sur la santé des actifs, bien au-delà des seules contaminations. Plusieurs facteurs conjugués expliquent cette hausse persistante. Le vieillissement de la population active joue un rôle mécanique : des salariés plus âgés sont statistiquement plus exposés aux pathologies chroniques et aux troubles musculo-squelettiques. Mais ce n’est pas le seul paramètre.

arrêts maladie

La progression des troubles psychologiques (anxiété, dépression, épuisement professionnel) pèse de plus en plus lourd dans les causes d’arrêt. La pandémie a accéléré cette tendance en modifiant profondément les conditions de travail, en isolant certains salariés, en brouillant les frontières entre vie professionnelle et personnelle. En parallèle, la santé mentale est aujourd’hui mieux reconnue comme motif légitime d’arrêt, ce qui contribue aussi à faire remonter les chiffres.

Une hausse qui touche particulièrement certains salariés

Tous les profils ne sont pas touchés de la même façon. Les cadres figurent parmi les catégories les plus concernées par cette augmentation. Cela peut surprendre au premier abord. Pourtant, les situations d’épuisement professionnel, de surcharge cognitive ou de pression managériale touchent précisément des populations longtemps considérées comme moins exposées aux arrêts de travail.

Dans ce contexte, la frontière entre arrêt court et arrêt long tend à s’effacer. De plus en plus de salariés se retrouvent immobilisés plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Cela s’explique par des pathologies liées au stress, à l’anxiété ou à des troubles du sommeil installés depuis la période Covid. Une réalité qui change la nature même des risques à couvrir.

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Quel impact sur les revenus en cas d’arrêt de travail ?

C’est souvent au moment de l’arrêt que les salariés découvrent les limites de leur protection. Concrètement, la Sécurité sociale verse des indemnités journalières en cas d’arrêt maladie. Pour autant, celles-ci ne représentent qu’une fraction du salaire habituel, soit environ 50 % du salaire journalier de base, dans la limite d’un plafond. Pour beaucoup de salariés, et en particulier pour les cadres dont la rémunération dépasse ce plafond, la perte de revenus peut être significative dès les premières semaines.

Prenons l’exemple d’un cadre placé en arrêt plusieurs semaines pour épuisement professionnel. Son employeur maintient son salaire pendant une certaine durée selon la convention collective applicable. Cependant, cette prise en charge est limitée dans le temps. Passé ce délai, il peut se retrouver avec des revenus sensiblement inférieurs à ce qu’il perçoit habituellement, sans l’avoir anticipé.

Prévoyance et complémentaire santé : des protections souvent méconnues

C’est précisément là qu’interviennent la prévoyance et, dans certains cas, la complémentaire santé.

Un contrat de prévoyance (collectif ou individuel) peut prendre le relais pour maintenir un niveau de revenus plus proche du salaire réel, au-delà de ce que verse la Sécurité sociale. Certains contrats prévoient également une prise en charge des cotisations retraite pendant l’arrêt, ce qui limite les conséquences à long terme.

Toutefois, tous les salariés ne bénéficient pas du même niveau de couverture. Les contrats collectifs d’entreprise varient fortement selon les secteurs et les conventions collectives. Les indépendants et les non-salariés sont souvent moins bien protégés par défaut. Ils doivent donc anticiper ce risque à titre individuel. C’est pourquoi nous vous recommandons de comparer votre mutuelle santé et votre contrat de prévoyance. C’est une démarche simple qui peut faire une vraie différence.

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