En continuant la navigation, vous acceptez les cookies. Ils nous permettent d'améliorer nos contenus pour vous proposer des services adaptés. En savoir plus

Assurance moto : la garantie « prêt du guidon »

Claire Tourdot - mis à jour le

Certains motards ne prêteraient leur précieux bolides pour rien au monde, mais d’autres utilisent régulièrement le « prêt du guidon ». En principe autorisée par les compagnies d’assurance deux-roues, cette pratique peut néanmoins être cadrée selon les formules souscrites.

Tout comme les contrats d’assurance auto contiennent une clause autorisant le prêt du volant, les assurés deux-roues peuvent prêter occasionnellement leur moto ou leur scooter à un proche pour effectuer un trajet privé. Pour ce faire, une garantie complémentaire « prêt du guidon » doit être mentionnée dans les conditions générales de la formule d’assurance souscrite. Mais avant de tendre les clés à son enfant ou à son conjoint, quelques détails sont à vérifier.

Une clause précisée dans chaque contrat

Lorsqu’un motard prête son deux-roues, il ne met pas seulement en jeu son véhicule, il engage aussi sa responsabilité civile en cas d’accident de la route. Selon la gravité du préjudice causé par le conducteur, les garanties du contrat d’assurance moto peuvent se révéler limitées et ne pas prendre en charge l’intégralité des dommages.

Si certains assureurs préfèrent alors interdire totalement le prêt du guidon (on parle de « conducteur exclusif »), d’autres l’autorisent selon des termes différents :

  • Prêt du guidon avec franchise. Cette formule permet à un conducteur occasionnel non-déclaré sur le contrat de circuler avec le scooter ou la moto assuré. Revers de la médaille : une forte franchise est à prévoir en cas d’accident responsable. Cette somme à la charge de l’assuré peut varier en fonction de la personne à qui le deux-roues est prêté (jeune conducteur, conjoint, enfant…) ;
  • Prêt du guidon sans franchise. Plus intéressante, mais aussi plus onéreuse, cette option offre au conducteur occasionnel les mêmes garanties que celles souscrites par le propriétaire du véhicule. En cas d’accrochage, la franchise reste identique à celle indiquée sur le contrat : elle n’est pas alourdie d’un montant supplémentaire.

Un deux-roues prêté sans autorisation et provoquant un sinistre peut entraîner un refus pur et simple d’indemnisation de la part de l’assureur.

Les limites de la garantie « prêt du guidon »

Même les contrats d’assurance les plus complets peuvent parfois prévoir des restrictions drastiques. Certaines situations considérées comme dangereuses sont ainsi exclues de la garantie prêt du guidon et entraînent une protection limitée. D’autres, à l’inverse, sont des conditions sine qua non pour rendre la garantie applicable :

  • Interdiction de prêt du guidon la nuit. Il est prouvé que la pénombre est un facteur aggravant dans les accidents de la route impliquant des motards, notamment ceux qui chevauchent un deux-roues auquel ils ne sont pas habitués ;
  • Être titulaire du permis de conduire depuis plusieurs années et donc témoigner d’une certaine expérience. Il est fréquent que les jeunes conducteurs ne puissent pas bénéficier de la garantie prêt du guidon ;
  • Prêt du guidon limité au conjoint : ici, la garantie se révèle très limitée et peut avoir de lourdes conséquences si le propriétaire ne respecte pas les conditions énoncées.

Un accident responsable causé par un conducteur occasionnel entraîne une majoration du coefficient bonus-malus pour le propriétaire du deux -roues.