Achat de moto : quelles démarches ?

Acheter un deux-roues s’accompagne d’une série de démarches : immatriculation, assurance moto, tatouage antivol… passage en revue des formalités essentielles avant de prendre la route.

Marché de la moto en France

Acheter une moto neuve ou d’occasion ?

Il est important de définir son budget moto avant d’acheter un véhicule, car la possession d’un deux-roues implique des frais annexes. Pour les petits budgets, choisir une moto d’occasion est un excellent moyen de faire des économies.

  • Que l’engin appartienne à un particulier ou à un garage professionnel, la majorité des formalités administratives sont prises en charge par le vendeur.
  • Autre avantage : l’assurance moto est moins coûteuse pour un véhicule d’occasion !

Estimer la valeur d’une moto

Il est ensuite indispensable d’évaluer convenablement la valeur de la moto avant l’achat (pour mieux négocier le prix, mais également pour anticiper l’indemnisation perçue en cas de sinistre). Pour effectuer ce calcul, la méthode la plus simple est la suivante : il suffit de partir du prix d’achat d’un véhicule similaire neuf et de déduire ensuite tous les critères qui pourraient faire baisser sa valeur (âge de la moto, nombre de kilomètres, réparations effectuées, éraflures…).

Astuce Malynx !

Attention, ce calcul vous donnera une idée du prix d’achat juste de votre moto, mais pas de sa « valeur de remplacement » en cas de sinistre. Cette donnée est calculée par un expert afin de correspondre au mieux à la somme nécessaire pour racheter un véhicule identique en tout point à celui détruit.

… et en cas de tromperie lors de l’achat ?

Pas de panique ! La garantie vices cachés est gratuite et applicable à toutes les transactions. En clair : un vendeur qui cacherait un défaut inapparent qui rend l’acquisition impropre à l’usage auquel on la destine pourra être poursuivi par l’acheteur dans un délai de 2 ans.

Assurer immédiatement sa moto

C’est la loi, une fois le véhicule en possession du nouvel acquéreur, celui-ci doit immédiatement l’assurer. En clair, cela signifie qu’il n’est pas légal de rouler depuis le lieu d’achat de la moto jusqu’à son domicile sans être couvert au moins au tiers.

L’acheteur doit donc comparer les offres d’assurance moto en amont de son achat, trouver un contrat adapté à ses besoins réels et contacter son futur assureur (par mail ou téléphone) avant d’aller chercher son véhicule. La compagnie d’assurance pourra ainsi démarrer le contrat à la date et à l’heure exacte de la transaction, afin que la couverture soit active au moment où l’assuré prend la route pour la première fois.

Immatriculer sa moto

Vient ensuite l’étape de l’immatriculation de la moto. Cette formalité est obligatoire pour toutes les cylindrées depuis 2011. La procédure ne diffère pas selon que le deux-roues soit neuf ou d’occasion : l’acheteur peut se présenter à la Préfecture, à la Sous-préfecture ou directement chez un professionnel agréé. Le coût d’une immatriculation varie en fonction des caractéristiques du véhicule et de la région dans laquelle le conducteur réside.

Attention, l’acquéreur n’a qu’un mois pour faire la démarche d’immatriculation de sa moto. Passé ce délai, il risque une amende jusqu’à 750€ (en général, une amende forfaitaire de 135€).

Opter pour un tatouage antivol

Egalement appelé « gravage antivol », le tatouage est un moyen de distinguer sa moto des autres véhicules du même modèle. L’objectif : rendre la revente illégale plus compliquée et ainsi dissuader les voleurs. Le principe est simple : les 7 derniers éléments (chiffres et lettres) du numéro de série de la moto sont gravés sur les différentes parties de l’engin et le rendent unique et traçable. L’opération coûte en moyenne entre 50€ et 90€, en fonction du type de véhicule à tatouer.

Dans le cas d’une location de moto

Pas encore prêt à acheter ? La solution alternative de la location de moto ou de scooter nécessite que le conducteur ait au moins 20 ans et qu’il soit en possession d’un permis adapté.

La location inclut généralement une assurance deux-roues au tiers (il est primordial de vérifier ce point auprès du loueur) avec des options facultatives en cas de vol ou d’accident. Autre point de vigilance : avant de prendre la route, le pilote doit faire l’état général du scooter afin que le loueur ne puisse pas lui facturer une éraflure dont il ne serait pas responsable en fin de contrat.

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