Mortalité routière et mobilités douces : une hausse préoccupante des accidents
La mortalité routière et les mobilités douces restent au cœur des préoccupations en 2025. Le dernier bilan provisoire de la Sécurité routière révèle une hausse des décès, notamment parmi les usagers de trottinettes électriques, soulignant l’importance de rester vigilant et de vérifier que son assurance auto couvre bien tous les risques liés aux déplacements.
Une mortalité routière en hausse portée par les nouvelles mobilités
Le bilan provisoire de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière révèle une évolution préoccupante : en 2025, plus de 3 500 personnes ont perdu la vie sur les routes françaises, soit une hausse de 2 % par rapport à 2024.
Les usagers des mobilités douces, en particulier les utilisateurs de trottinettes électriques, sont fortement concernés par cette progression. En 2025, 80 personnes ont perdu la vie lors d’accidents impliquant ces nouveaux modes de déplacement et 1 100 ont été grièvement blessées, ce qui représente une augmentation de 33 % des blessés graves par rapport à l’année précédente.
Ces moyens de transport occupent désormais une place importante dans les centres urbains. Toutefois, leur intégration dans la circulation s’accompagne d’un risque accru d’accidents de la route. Les collisions avec des véhicules motorisés, mais aussi les chutes sans tiers impliqué, représentent une part importante des accidents recensés.
Cette situation s’explique en partie par un partage de la voirie parfois complexe entre automobilistes, cyclistes, piétons et utilisateurs de trottinettes. Les infrastructures ne sont pas toujours adaptées à cette diversité d’usages, ce qui accroît l’exposition des usagers les plus vulnérables aux accidents.

Des comportements à risque qui aggravent l’accidentalité
Au-delà des questions d’aménagement urbain, les autorités soulignent l’impact des comportements dangereux sur la mortalité routière et les mobilités douces. L’absence d’équipements de protection, notamment le casque, reste fréquente chez les utilisateurs de trottinettes électriques. Le non-respect des règles de circulation, comme les limitations de vitesse ou les feux tricolores, contribue également à augmenter la gravité des accidents.
La Sécurité routière alerte par ailleurs sur la consommation de substances altérant la vigilance, dont le protoxyde d’azote. Cette pratique provoque une perte de coordination et une altération des réflexes, rendant la conduite particulièrement risquée, même sur de courtes distances.
Les jeunes publics sont particulièrement concernés par ces comportements. Leur exposition accrue aux nouveaux modes de déplacement et leur perception parfois limitée du danger expliquent en partie la progression des accidents graves dans cette catégorie de population et soulignent l’importance de contracter une assurance jeune conducteur adaptée.
Renforcer la prévention pour sécuriser les mobilités douces
Face à la hausse de la mortalité routière et des accidents liés aux mobilités douces, les autorités appellent à un renforcement des actions de prévention. Les campagnes de sensibilisation visent à rappeler l’importance du respect du code de la route, du port d’équipements de protection et de l’interdiction de circuler sous l’emprise de substances.
Les pouvoirs publics envisagent également une adaptation des infrastructures afin de mieux séparer les différents flux de circulation et de réduire les conflits entre usagers. L’objectif est de permettre le développement des mobilités douces tout en garantissant un niveau de sécurité suffisant.
Si ces modes de déplacement répondent à des enjeux environnementaux et pratiques, leur essor impose aujourd’hui une réflexion globale sur la sécurité routière. La réduction de la mortalité passe par une meilleure information des usagers, un encadrement plus strict et une prise de conscience collective des risques liés à ces nouvelles pratiques.