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Dans quelle grande ville de France l’assurance auto est-elle la plus chère ?

LeLynx.fr - mis à jour le

Grâce à l’étude des différents critères tarifant auprès d’un échantillon représentatif de 66 102 utilisateurs qui ont effectué une comparaison d’assurance auto sur LeLynx.fr en 2016, il est possible de décrypter les primes moyennes des 10 plus grandes villes de France.

Parmi les 10 villes les plus peuplées du pays, seules Toulouse (572€/an) et Nantes (555€/an) profitent d’une prime moyenne d’assurance auto inférieure à la moyenne nationale de 580€/an. Si les autres villes du classement se situent au-delà de cette moyenne, l’écart est de 168€ entre Marseille (755€/an), la ville la plus chère, et Bordeaux (587€/an).

Plusieurs tendances se dessinent sur l’ensemble des 10 grandes villes :

  • Une sinistralité en moyenne plus élevée que dans l’ensemble de la France (22,9% des assurés ont déclaré au moins 1 sinistre au cours des 3 dernières années, contre 22% en moyenne) ;
  • Une assurance au tiers davantage plébiscitée par les citadins par rapport au reste du pays (39% contre 33% en moyenne dans l’ensemble du pays), au contraire de la couverture tous risques (40% en moyenne contre 46% en France) ;
  • Les jeunes conducteurs ont une présence plus importante dans les grandes agglomérations (16,3% dans les grandes villes contre 15,1% en moyenne au niveau national).

Focus sur les 10 plus grandes villes de France :

Paris (653€/an)

Paris se distingue par une sinistralité inférieure à la moyenne nationale, ce qui n’est pas le cas des autre grandes villes française. Malgré cela, la prime moyenne d’assurance auto de la capitale est plus élevée qu’ailleurs en France en raison d’un mode de stationnement peu sécurisé ainsi qu’un parc automobile plus puissant et récent que la moyenne.

  • Un taux de sinistres déclarés au cours des 3 dernières années inférieur à la moyenne nationale (21,5% contre 22% en moyenne en France), dont une part importante de vandalisme (5% contre 3% en moyenne dans le reste du pays) ;
  • Une surreprésentation des jeunes conducteurs (16,4% contre 15,1% ailleurs en France) ;
  • Un coefficient de bonus-malus plus élevé en moyenne que dans le reste du pays (0,72 contre 0,70 en France) ;
  • Le parc automobile le plus puissant des 10 plus grandes villes de France (7,3 CV contre 6,9 CV) ;
  • Des véhicules en moyenne plus récents que dans les autres agglomérations ( 8,8 ans contre 10 en France) ;
  • Les assurés de la capitale adoptent des modes de stationnement peu sécurisé notamment en parking fermé collectif et sur la voie publique (respectivement 35% contre 31% contre 10% et 17% en moyenne dans le reste du pays).

Marseille (755€/an)

Parmi les 10 plus grandes agglomérations, Marseille est la ville où la prime moyenne d’assurance auto est la plus chère. La sinistralité y est plus importante que dans le reste de la France, notamment pour les vols et actes de vandalisme, ce qui alourdit la facture moyenne de la cité phocéenne.

  • Un taux de sinistres déclarés au cours des 3 dernières années supérieur à la moyenne française (24% contre 22% dans l’ensemble du pays), avec une part importante de vols (4% contre 2% en France) et d’actes de vandalisme (7% contre 3%) ;
  • Une part importante de jeunes conducteurs (15,3% contre 15,1% en moyenne en France) ;
  • Un coefficient de bonus-malus supérieur au reste du pays (0,72 contre 0,70 au niveau national) ;
  • Un parc automobile plus récent que la moyenne (9,8 ans à Marseille contre 10 ans en France).
  • Les assurés marseillais favorisent des modes de stationnements moins sécurisés qu’ailleurs, notamment dans des parking collectif fermés et en plein air (respectivement 17% et 27% contre 10% et 20% en France) et sur la voie publique (20% contre 17% en moyenne).

Lyon (658€/an)

La ville de Lyon affiche une prime annuelle moyenne d’assurance auto plus élevée que dans le reste du pays. Elle se démarque par un taux de sinistres déclarés important ainsi qu’un coefficient de bonus-malus plus haut qu’ailleurs en France.

  • Un taux de sinistres déclarés au cours des 3 dernières années supérieur à la moyenne nationale (22,7% contre 22% en France) ;
  • Un coefficient de bonus-malus nettement supérieur à la moyenne nationale (0,74 contre 0,70 en France) ;
  • Une part importante de jeunes conducteurs (16,2% contre 15,1% en moyenne dans le reste du pays) ;
  • Plus d’assurés malussés qu’ailleurs en France (3,1% contre 2,9% en moyenne en France) ;
  • Un parc automobile plus récent dans cette ville de Rhône-Alpes (9,4 ans contre 10 ans en moyenne dans le reste du pays) ;
  • Des véhicules davantage stationnés dans parkings fermés collectifs et sur la voie publique (respectivement 16% et 27% contre 10% et 17% en moyenne en France).

Toulouse (572€/an)

Toulouse se distingue par une prime moyenne annuelle légèrement inférieur à la moyenne nationale. Si le taux de sinistres déclarés est supérieur au reste du pays, le parc automobile moins puissant allège la facture de la ville rose.

  • Un taux de sinistres déclarés au cours des 3 dernières années légèrement supérieur à la moyenne nationale (22,5% contre 22% en moyenne en France) dont une faible part de sinistres dus au stationnement (8% contre 11% en moyenne dans le reste du pays) ;
  • Une part plus importante de jeunes conducteurs (16,4% contre 15,1% en moyenne en France) ;
  • Des véhicules moins puissant (6,4 CV contre 6,9 CV en moyenne en France) ;
  • Une couverture au tiers favorisée (38% contre 33% en moyenne en France) à la différence de la couverture tous risques (40% contre 46% en moyenne dans le reste du pays) ;
  • Des véhicules davantage stationnés en parking collectif en plein air et fermé (respectivement 24% et 31% contre 20% et 10% en moyenne en France).

Nice (656€/an)

La ville de Nice affiche une prime annuelle moyenne nettement plus élevée que la moyenne nationale. Un nombre de sinistres plus important, notamment dus aux collisions et au vandalisme alourdit la facture de la ville azuréenne.

  • Un taux de sinistres déclarés au cours des 3 dernières années supérieur à la moyenne nationale, dont une part importante de vandalisme et de collisions (respectivement 6% et 68% contre 3% et 58% en moyenne en France) ;
  • Un coefficient de bonus-malus plus élevé qu’ailleurs en France (0,72 contre 0,70 en moyenne dans le reste du pays) ;
  • Un parc automobile plus récent (9,6 ans contre 10 ans en moyenne en France) ;
  • Des véhicules davantage stationnés en parking fermé collectif et sur la voie publique (respectivement 15% et 25% contre 10% et 17% en moyenne en France).

Nantes (555€/an)

C’est dans la ville de Nantes que la prime moyenne d’assurance auto est la moins chères des 10 plus grandes villes de France, marquant un écart de 26% avec Marseille (755€/an), en haut du classement.

  • Un taux de sinistres déclarés au cours des 3 dernières années plus élevé que la moyenne (23,3% contre 22% au niveau national) ;
  • La couverture au tiers est plébiscitée par un nombre plus important d’assurés (38% contre 33% en France) ;
  • Les véhicules assurés ont une valeur moins élevée que la moyenne, avec une proportion importante de véhicules de moins de 15 000€ (16% contre 12% en moyenne) ;
  • Le parc automobile est globalement moins puissant (6,4 CV contre 6,9 CV à l’échelle du pays) et plus ancien (10,6 ans contre 10 ans) que dans le reste de la France.

Strasbourg (603€/an)

Avec une forte représentation des jeunes conducteurs, Strasbourg voit sa facture moyenne d’assurance auto s’alourdir, malgré une couverture au tiers choisie par une part importante des assurés.

  • Un taux de sinistralité au cours des 3 dernières années dans la moyenne nationale (22,1% contre 22% en France), malgré des sinistres dus au stationnement plus fréquents (15% contre 11%) ;
  • Deuxième grande agglomération avec la plus forte concentration de jeunes conducteurs (18,8% contre 15,1% à l’échelle du pays) ;
  • Un coefficient de bonus-malus plus élevé que la moyenne française (0,75 contre 0,70 au niveau national) ;
  • La couverture au tiers est nettement plus plébiscitée par les assurés que les autres types de contrats (43% contre 33% en moyenne) ;
  • La voie publique est utilisée par une part importante d’assurés pour stationner leur véhicule (29% contre 17% en France).

Montpellier (601€/an)

Une sinistralité élevée et des assurés plus malussés que la moyenne font grimper la prime moyenne d’assurance auto de Montpellier, 12,8% plus élevée que celle de la région Occitanie.

  • Un taux de sinistres déclarés plus élevé que dans l’ensemble du pays (23,1% contre 22% au niveau national) ;
  • Une part importante de jeunes conducteurs (16% contre 15,1% en France) ;
  • La proportion de conducteurs malussés est plus importante que dans le reste de la France (3,5% contre 2,9% en moyenne), résultant dans un coefficient de bonus-malus moyen élevé (0,74 contre 0,70 en France) ;
  • Le parc automobile est globalement moins puissant (6,3 CV contre 6,9 CV) et plus âgé (10,6 ans contre 10 ans en France) que la moyenne nationale.

Bordeaux (587€/an)

La prime moyenne d’assurance auto de la ville de Bordeaux est très proche de la moyenne nationale, bénéficiant notamment d’une sinistralité proche de celle de l’ensemble du pays. La facture moyenne reste cependant élevée à cause d’une part importante de jeunes conducteurs.

  • Un taux de sinistres déclarés au cours des 3 dernières années dans la moyenne nationale (22,2% contre 22% dans l’ensemble du pays) ;
  • Une part importante d’assurés jeunes conducteurs (16,3% contre 15,1% en France) ;
  • Des véhicules assurés moins puissants qu’ailleurs en France (6,5 CV en moyenne contre 6,9 CV au niveau national) ;
  • Des modes de stationnement globalement moins sûrs que dans l’ensemble du pays, notamment avec une forte utilisation de parkings collectifs fermés (25% contre 10% en France) et de la voie publique (30% contre 17%).

Lille (650€/an)

Avec une prime moyenne d’assurance auto 12% plus élevée que la moyenne nationale, Lille se situe parmi les grandes villes les plus chères de France. Des taux record de sinistralité et de jeunes conducteurs alourdissent la facture moyenne de la ville.

  • Le taux de sinistralité au cours des 3 dernières années le plus élevé du classement des 10 plus grandes villes (25,2% contre 22% en moyenne France), dont une proportion de vols plus élevée qu’ailleurs (4% contre 2% en France) ;
  • La part la plus élevée de jeunes conducteurs au sein des grandes agglomération (20,5% contre 15,1% dans l’ensemble du pays) ;
  • Une proportion importante de conducteurs malussés (3,4% contre 2,9% au niveau national) qui font grimper le coefficient de bonus-malus moyen de la ville (0,77 contre 0,70 en moyenne) ;
  • Un parc automobile plus récent que la moyenne (9,8 ans contre 10 ans en France) ;
  • Le stationnement sur la voie publique est plus prononcé que dans le reste du pays (41% contre 17% en moyenne dans l’Hexagone).
Méthodologie de l’étude : résultats obtenus sur un échantillon de 66 102 primes d’assurance auto cliquées par les utilisateurs de LeLynx.fr sur la période du 01/01/16 au 30/11/16.
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