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Comment le gouvernement veut réduire les actes médicaux « inutiles » ?

Le gouvernement a annoncé mardi les principaux axes de sa réforme générale du système de santé en France. L’objectif principal est de réduire de 30% les dépenses de l’Assurance maladie par l’intermédiaire de suppressions d’actes médicaux jugés « inutiles ».

besoins mutuelle

« Cinq chantiers structurants » pour rétablir le système de santé français. Telle est la mission lancée par le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Une réforme générale va donc s’étaler d’ici la fin du quinquennat. Des missions, concertations et consultations vont être lancées ces prochaines semaines surtout sur les soins médicaux délivrés aux Français.

La question centrale de cette réforme touche le financement du système de santé avec comme objectif de mieux réguler les soins dits « de ville ». Dans ce sens, la qualité et la pertinence des soins apportés par les médecins libéraux devront être mises en avant. Il en va de même à l’hôpital où le maintien des budgets des établissements doit être mis au second rang, au profit des mêmes priorités.

Un système de forfait par pathologie ?

Pour se faire, le gouvernement compte donc mettre en place un système de forfait par pathologie. Dans cette configuration, pour une opération donnée, plusieurs actes médicaux seront compris dans ce forfait et pris en charge lors de l’hospitalisation. En revanche, si le patient veut effectuer des consultations supplémentaires, il devra les payer de sa poche.

Ainsi, ces mesures doivent baisser le nombre d’actes jugés « inutiles ». Ils représenteraient aujourd’hui près de 30% des dépenses de l’Assurance maladie soit 50 milliards d’euros par an, selon la ministre de la Santé. On parle ici par exemple des doublons entre les radios, scanners et IRM ou encore des opérations chirurgicales superflues comme les césariennes.