Lumière bleue : faut-il (tant) s’en méfier ? Comment s’en protéger ?


Très souvent pointée du doigt, la lumière bleue a la réputation d’être néfaste pour notre santé (oculaire). Elle présente pourtant certains bienfaits et ne serait pas si dangereuse pour nous. Quelles sont les différentes lumières bleues existantes ? Doit-on à tout prix s’en éloigner et existe-t-il une alternative ou de quoi se protéger d’elle ? En cette journée mondiale de la vue du 14 octobre, plein phares sur la lumière bleue qui s’invite partout aujourd’hui.

En savoir plus sur la lumière bleue

Qu’appelle-t-on lumière bleue ? 

L’œil humain est capable de percevoir une multitude de nuances de couleurs émanant de la lumière. Que celle-ci soit naturelle ou artificielle, elle est d’une couleur allant du violet au rouge. Dans ce large spectre figure la lumière bleue qui, très décriée, est présente dans la nature, en particulier dans la lumière envoyée par les rayons du soleil !

Celle-ci joue un rôle important dans la régulation de notre cycle circadien (communément appelé horloge biologique ou horloge du sommeil) et la régulation de nos hormones. Elle indique au cerveau qu’il fait jour et que l’organisme se doit de rester en état d’éveil, pour ses nombreuses activités. Elle permet par ailleurs d’améliorer la mémoire et les fonctions cognitives.

En quoi la lumière bleue pose-t-elle problème ?

lumière bleue pose problème

Si la lumière bleue (artificielle) est autant remise en cause, c’est parce qu’elle est principalement « consommée » à des heures de la journée durant lesquelles elle ne devrait pas l’être. En effet, une diminution progressive de la luminosité suggère au cerveau qu’il va devoir limiter ses activités, d’où le fait de se tenir éloigné de certaines lumières.

Comme souvent, le poison est dans la dose. Si la lumière bleue n’est, dans l’absolu, pas fondamentalement dangereuse, elle peut se montrer nocive si nous nous y exposons trop. C’est par exemple le cas lorsque nous sommes devant des écrans :

  • Qui libèrent une lumière bleue avec une certaine intensité ;
  • Durant de longues heures ;
  • Situés trop près de nos yeux.

Malheureusement, ces trois facteurs sont souvent réunis, en fin de journée, diminuant la qualité de notre sommeil (par une action d’inhibition de la mélatonine) et entraînant donc une fatigue durant la journée qui suit. Ce n’est pas tout, puisque cette lumière bleue (« mauvaise » car dans une bande de longueur d’ondes comprise entre 470 et 490 nm) est également néfaste pour votre santé oculaire.

Une exposition prolongée à la lumière bleue peut donc avoir des conséquences à la fois sur votre hygiène de vie mais aussi votre santé oculaire.

Dans un rapport publié en mai 2019, l’Anses observait qu’une « exposition à une lumière intense et aiguë des LED est phototoxique car elle entraîne la perte irréversible de cellules rétiniennes qui peut conduire à une baisse de l’acuité visuelle ». Elle ajoute que « les dernières études montrent aussi des effets à long terme liés à une exposition chronique, qui augmentent le risque de survenue d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). »

La lumière bleue est encore plus néfaste pour les enfants et jeunes adolescents puisque leur cristallin (lentille de l’œil dont le rôle est d’assurer la convergence et la divergence de la lumière) ne filtre pas encore totalement la lumière ! Veillez donc à les tenir éloignés des écrans pour leur éviter des troubles de la vue tels que la myopie.

Déconstruire les idées reçues au sujet de la lumière bleue

Vous l’aurez compris, la lumière bleue peut être nocive pour notre santé si nous ne faisons pas attention à la durée de notre exposition à celle-ci… Comme d’autres ondes comme les UV ou les lumières dites « chaudes » (variations orangées) ! La lumière bleue n’est donc pas à éviter absolument. Si nombre d’études vont dans ce sens et confirment la possibilité pour celle-ci de détériorer à long terme la rétine, cela se ferait à l’aune d’une exposition démesurée.

Selon Samuel Demeulemeester, docteur en sciences économiques à l’École normale supérieure de Lyon, la lumière bleue ne présente pas tous les méfaits qu’on veut bien lui prêter. En outre, les lunettes et autres dispositifs anti lumière bleue « peuvent bloquer 10 à 40 % de la lumière reçue »… tout en précisant qu’une baisse de la luminosité d’un écran devant lequel on est permet d’obtenir le même résultat ! 

Comment se protéger de la lumière bleue ?

Les gestes simples à mettre en place

Protéger lumière bleue gestes simples

Fort heureusement, des solutions existent pour ne pas abîmer ses yeux, ni détériorer son sommeil. Si l’utilisation des lunettes anti lumière bleue peut aider à limiter la casse, rien ne vaut l’application de quelques principes : 

  • Éteignez vos écrans deux heures avant le coucher. Privilégiez par exemple un livre si vous avez du mal à vous endormir. Si vous devez travailler le soir ou la nuit, pensez à faire une pause d’une quinzaine de minutes toutes les deux heures passées sur un écran ;

  • Profitez de cette pause pour regarder au loin, afin de soulager vos yeux ;

  • Tournez-vous vers une ampoule led de type « blanc chaud » (température de couleur dépassant les 3 000 Kelvins), privilégiée dans certaines pièces de vie comme le salon ou la chambre. À l’inverse, le blanc neutre et blanc froid seront parfaits pour des lieux nécessitant un éclairage plus vif comme la salle de bain ou des endroits en extérieur ne pouvant profiter d’une lumière naturelle comme un garage ;

  • Une exposition à la lumière bleue naturelle (considérée comme « turquoise » en réalité) aura une influence positive sur votre humeur ainsi que votre vigilance en journée et sur votre sommeil une fois la nuit tombée ;

  • Dans le cas où il vous est indispensable de travailler de nuit, faites-le dans un environnement (bien) éclairé, dans lequel vous ne « forcez » pas le regard.

La consultation chez l’orthoptiste

Pour ceux dont l’acuité visuelle est en berne, il est possible et même conseillé de se tourner vers un orthoptiste. Spécialiste du dépistage, de la rééducation, de la réadaptation et de l’exploration de la fonction visuelle. L’orthoptiste aide non seulement les plus jeunes et nouveau-nés à corriger des problèmes de strabisme ou de presbytie notamment, mais aussi celles et ceux qui connaissent de la fatigue visuelle liée à une trop longue présence devant un écran (à lumière bleue qui plus est).

Sachez que l’orthoptiste exerce sur présentation de prescription médicale, en complément de l’expertise d’un ophtalmologiste. Une consultation auprès de ce praticien est remboursée par l’Assurance maladie à hauteur de 60 % du tarif conventionnel. Ce tarif de la consultation dépendant de l’acte pratiqué, mieux vaut donc souscrire une bonne mutuelle santé pour bénéficier d’un bon remboursement.

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