Piqûres d’abeilles et de guêpes : la désensibilisation pour lutter contre les formes graves

Si de nombreuses personnes subissant la piqûre d’un hyménoptère (comprenez un insecte à métamorphose comme les abeilles ou les guêpes) ne développent pas de formes très graves, il existe une minorité d’entre elles qui peuvent faire l’objet de complications pouvant aller jusqu’à l’arrêt cardiorespiratoire. 

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La revue scientifique Prescrire s’est penchée sur les travaux liés à la désensibilisation, une pratique permettant aux patients ayant connu un antécédent de réaction allergique généralisée modérée ou grave de limiter certaines formes problématiques.

Pour ce faire, on a administré plusieurs injections sous-cutanées ou venins identifiés en suivant « un protocole plus ou moins rapide » et sur « plusieurs années » précise la revue. Bonne nouvelle des résultats favorables à la désensibilisation sous-cutanée se dessinent puisque celle-ci diminue les réactions chez des patients ayant déjà eu des antécédents de réaction modérée à grave, notamment chez des publics exposés à de hauts risques de piqûres, comme chez les apiculteurs. 

La désensibilisation présente donc un intérêt certain pour certains publics, d’autant plus qu’entre 1 % et 8 % du public « à risque » ont une réaction allergique. Aussi, les adultes sont plus sujets à risque que les enfants.

Mais au fait, pourquoi les abeilles et les guêpes piquent-elles ?

Tout simplement parce qu’elles se sont, à un moment ou à un autre, senties menacées ! Face à l’agitation des individus autour desquels elles volent, notamment en période de vacances où les foules peuvent être plus compactes, ces deux insectes peuvent prendre peur et, à leur tour, se montrer agacés. 

Le dard des guêpes constitue à la fois un moyen de défense et une « arme » pour chasser les petits insectes dont elles se nourrissent, après les avoir paralysés grâce à leur venin.

Le saviez-vous ? Certaines guêpes comme la guêpe pepsis (Pepsis grossa) sont très dangereuses ! Prédatrice d’araignées, celle que l’on appelle la guêpe tarentule peut se vanter d’avoir la deuxième piqûre la plus douloureuse au monde. Si celle-ci ne dure qu’une poignée de minutes, la sensation est tellement insupportable que nombre de médecins préconisent de « s’allonger et commencer à crier », plutôt que de prendre le risque de se blesser en prenant la fuite.

Aussi, contrairement aux abeilles, les guêpes peuvent piquer leur cible à plusieurs reprises, ce qui peut représenter un réel danger, surtout pour les personnes sujettes aux allergies. La piqûre de l’abeille est généralement moins douloureuse et peut même conduire à la mort de l’animal puisque son dard n’est pas lisse, contrairement à celui de la guêpe. Ainsi, si le dard de l’abeille s’enfonce dans la peau et qu’elle n’arrive pas à le dégager, il peut en partie s’arracher et la condamner à mourir.