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Remdésivir : l’UE vient d’autoriser le Veklury malgré les doutes

Les pays membres de l’Union européenne ont décidé début juillet d’autoriser la prescription de remdésivir, un antiviral, pour les patients atteints de Covid-19 souffrant d’insuffisance respiratoire.

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Le médicament antiviral remdésivir, commercialisé sous la marque Veklury, a été autorisé dans l’Union européenne pour tous les adolescents et adultes positifs au coronavirus et dont l’état justifie un apport en oxygène. Cette décision a pris la forme d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle, ce qui montre que les données sont insuffisantes pour garantir une efficacité totale.

Cette AMM signifie que les dangers potentiels qui découlent de la prise de remdésivir sont dits acceptables au vu de l’efficacité du médicament. Cependant, les incertitudes qui planent autour du remdésivir ont de quoi inquiéter. L’Union européenne a d’ailleurs assorti cette autorisation d’une demande d’informations supplémentaires auprès de la firme qui commercialise le Veklury.

Beaucoup d’effets secondaires constatés

En effet, les Etats-Unis, qui ont mis en vente le remdésivir dès le printemps 2020, peuvent en témoigner. De nombreux patients traités avec ce médicament ont montré des signes d’hypotension et d’hypertension artérielle, ainsi que de la tachycardie, de la fièvre, de l’hypersudation et des problèmes respiratoires. Une toxicité hépatique et rénale est également évoquée.

La revue scientifique Prescrire met donc en garde contre un usage non précautionneux de cet antiviral. « En l’état actuel des connaissances, et en dehors du cadre de la recherche clinique, un traitement par remdésivir n’est pas justifié chez les patients dont l’état ne justifie pas un apport en oxygène, ni chez les patients les plus gravement atteints, dont l’état justifie une ventilation invasive ». Les recherches sont en cours et pourraient permettre de valider ou non la décision de l’UE.