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Le Tramadol ne pourra plus être prescrit plus de 3 mois

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a décidé de limiter la prescription de Tramadol à trois mois. Une réaction à la surconsommation qui a entraîné plusieurs décès.

Les dangers des médicaments contrefaits

Le Tramadol est sous surveillance. Ce médicament antalgique est un dérivé de l’opium particulièrement efficace contre les douleurs. En 2017, le Tramadol était l’antalgique opioïde le plus utilisé de France, consommé par 10 millions de patients. L’Agence nationale du médicament s’est intéressée au Tramadol, qui comporte des risques de dépendance.

« On a une augmentation des hospitalisations, mais aussi des cas déclarés d’abus et de dépendance pour ce type de médicament », affirme Nathalie Richard, directrice adjointe de l’ANSM. Celle-ci ajoute que le Tramadol est responsable plusieurs décès à cause d’une consommation excessive. « Le Tramadol est le premier médicament impliqué dans les décès liés aux antalgiques », ajoute-t-elle.

Durée de traitement raccourcie à trois mois

L’ANSM n’interdit pas pour autant ce médicament, utile dans plusieurs cas. Cependant, dès le mois d’avril 2020, les médecins ne pourront plus prescrire de Tramadol pour une période trop longue. Une ordonnance de ce médicament ne devra pas excéder trois mois de traitement. Le but : éviter la dépendance, un risque toujours présent dans les opioïdes.

Pour rappel, le Tramadol sert à soulager la douleur causée par une fracture, une sciatique ou encore une entorse. Certains patients développent une addiction à ce remède, si bien qu’ils augmentent eux-mêmes les doses ou prolongent le traitement alors que la douleur est partie. Pour prévenir le risque de dépendance, demandez et respectez toujours l’avis des médecins.