Voici la liste des médicaments à éviter en 2021

La revue spécialisée Prescrire a publié sa « liste des médicaments à écarter des soins » pour l’année prochaine. Plusieurs spécialités font leur entrée dans ce recensement, dont un médicament contre la calvitie.

iatrogénie médicamenteuse

Chaque année, la revue médicale Prescrire dresse une liste noire des médicaments qui comportent plus de risques que de bénéfices. Certains sont ajoutés et d’autres sont retirés, en fonction de l’arrivée ou du retrait sur le marché, mais aussi en fonction des études réalisées. Parmi la centaine de médicaments à éviter, une dizaine a été ajoutée pour 2021 ; et trois ont été retirés de la liste. Voici les nouvelles substances à écarter des soins :

  • Finastéride 1mg : médicament contre la calvitie qui provoque des dépressions et un dysfonctionnement érectile ;
  • Piracétam : utilisé contre les vertiges et le déficit cognitif ;
  • Eskétamine pour pulvérisation nasale : utilisé contre les dépressions résistantes ;
  • Pimécrolimus : médicament contre l’eczéma atopique ;
  • Romozozumab : spécialité contre l’ostéoporose postménopausique sévère ;
  • Méloxicam : anti-inflammatoire non stéroïdien.
Top 5 des plus grands scandales pharmaceutiques
Lire l'article

Les gliflozines à nouveau jugés dangereux

A cette liste s’ajoutent des médicaments utilisés dans le traitement du diabète, faisant partie de la famille des gliflozines. Il s’agit de la dapagliflozine, la canagliflozine, l’empagliflozine et l’ertugliflozine, quatre substances associées avec la metformine et parfois d’autres substances. Les gliflozines avaient fait leur entrée dans la liste noire en 2019 mais en avaient été suspendus en 2020.

Trois autres spécialités ont été retirées de cette liste des médicaments à éviter. Tout d’abord l’ulipristal 5mg utilisé contre les fibromyomes utérins, qui provoquaient des atteintes hépatiques graves. L’Union européenne a suspendu puis demandé le retrait de ce médicament. Le nifuroxazide qui traite les diarrhées a été également retiré car il n’est plus commercialisé en France. Enfin, après réévaluation de la balance bénéfices-risques, le nintédanib a été retiré car il peut être favorable dans certains cas.