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Santé : 91 médicaments « plus dangereux qu’utiles » à écarter pour mieux se soigner

La revue médicale indépendante Prescrire a publié le 26 janvier une liste des médicaments qu’elle conseille aux consommateurs de proscrire pour bénéficier de soins de meilleure qualité.

Médicaments dangereux santé

Pour la 5ème année consécutive, Prescrire s’est attelée à recenser « des cas flagrants de médicaments plus dangereux qu’utiles, à écarter des soins ». Pas moins de 91 médicaments (dont 82 commercialisés en France) sont pointés du doigt, pour les « risques disproportionnés » qu’ils font encourir aux patients, « par rapport aux bénéfices qu’ils apportent ».

Le Muxol et le Bisolvon comptent notamment parmi les nouveaux ajouts « du fait de réactions d’hypersensibilité et de troubles cutanés graves, voire mortels », que Prescrire signale comme étant « certes rares mais inacceptables pour des médicaments qui ne sont pas efficaces au-delà d’un effet placebo dans diverses affections bénignes (toux, maux de gorge, etc.) ».

Une sécurisation du marché trop lente

Dans sa publication, Prescrire souligne également une sécurisation trop lente du marché. En dépit des 5 publications de la revue sur la période 2013-2016, sur la centaine de substances recensées, « seulement une dizaine ont fait l’objet de suspension ou de retrait d’AMM (autorisation de mise sur le marché) des médicaments en contenant, par l’Agence française des produits de santé (ANSM) ».

Pour Bruno Toussaint, directeur éditorial de Prescrire, « il faut que le doute bénéficie au patient et non au médicament, comme c’est encore trop souvent le cas ». En effet, de « multiples études prouvant la dangerosité du médicament » sont demandées par les autorités sanitaires avant le retrait d’un médicament du marché.