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Santé : les médicaments sans ordonnance peuvent être très dangereux

Une étude 60 millions de consommateurs montre que les médicaments sans ordonnance sont souvent dangereux pour la santé. Le manque d’information sur le sujet est souvent en cause.  

antiacide médicament comprimé

Les médicaments vendus sans ordonnance pourraient être bien plus dangereux qu’ils n’y paraissent. C’est la conclusion d’une étude menée par 60 millions de consommateurs parue le 15 octobre. Alors qu’ils bénéficient « d’une image d’efficacité et d’innocuité », ces médicaments font selon le magazine chaque année des milliers de victimes, « en raison d’usage inapproprié, d’interactions avec d’autres traitements ou d’effets indésirables graves ».

60 millions de consommateurs a analysé 132 produits (60 médicaments et 72 compléments alimentaires). Bilan : seuls 10% des médicaments sont à privilégier en automédication. Parmi les remèdes dangereux : la pseudoéphédrine, utilisée contre le rhume, peut entraîner des problèmes cardiovasculaires, l’oxomémazine, utilisée contre la toux, peut entraîner des convulsions ou des risques de somnolence. Le paracétamol, en excès, peut quant à lui être très nuisible pour le foie.

Attention aux compléments alimentaires

Certains compléments alimentaires peuvent aussi être dangereux pour la santé. Selon 60 millions de consommateurs, « si 25% peuvent être utilisés faute de mieux, 55% sont à proscrire et seulement 20% sont conseillés ». Beaucoup contiendraient des substances en apparence anodines, qui peuvent générer des effets indésirables. C’est par exemple le cas de la mélatonine, présente dans plus de la moitié des compléments étudiés. Elle peut provoquer des nausées, vertiges et même des convulsions.

Les consommateurs ignorent bien souvent ces risques, parce que les notices ne sont pas forcément très lisibles, parce que les mentions portant sur les dangers sont noyées dans une masse d’informations et parce que les fabricants banalisent ces produits. 60 millions de consommateurs rappelle donc que ces médicaments « ne sont pas des bonbons ». « Aux fabricants de ne pas jouer les confiseurs… et aux utilisateurs de s’informer sérieusement », conclut le magazine.