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Les médicaments codéinés et dérivés de l’opium interdits en vente libre

Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a annoncé dans un communiqué de presse avoir signé un traité à application immédiate pour interdire la vente de médicaments comprenant des dérivés d’opium, dont fait partie la codéine.

Un pharmacien informe sa cliente

Depuis le 12 juillet 2017, il n’est plus possible d’acheter des médicaments dont les composants sont des dérivés d’opiacés en vente libre. Les utilisateurs de ces formules médicamenteuses devront demander à leur médecin de les prescrire afin de fournir une ordonnance à leur pharmacien.

Précisément, ce traité interdit la vente libre de médicaments contenant :

·         de la codéine ;

·         du dextrométhorphane ;

·         de l’éthylmorphine ;

·         de la noscapine ;

Ces composants, des dérivés de l’opium, sont utilisés dans les médicaments soulageant la douleur modérée et les antitussifs.

Une interdiction justifiée par les abus

Dans son communiqué de presse, Agnès Buzyn évoque le « Purple drank », pratique populaire chez les jeunes. Il s’agit de mélanger plusieurs sirops contenant une forte dose de codéine et de les boire avec du soda. Cette pratique dangereuse aurait tué 2 jeunes depuis le 1er janvier 2017 selon le ministère de la Santé. Un problème de santé publique dont s’inquiète également l’ANSM (Agence Nationale de Santé et du Médicament) et son comité de lutte contre la dépendance. Elle a rendu le 29 juin dernier un avis favorable à la prescription médicale obligatoire pour ces composants.