Santé : 90 médicaments « plus dangereux qu’utiles »

Tous les médicaments ne se valent pas. C’est le constat de la revue Prescrire, qui dresse une liste de 90 médicaments jugés « plus dangereux qu’utiles » pour la santé.

iatrogénie médicamenteuse

Pour la 6ème année consécutive, la revue médicale Prescrire a mené une étude sur les médicaments « plus dangereux qu’utiles », qui causeraient plus de dégâts que de bien aux patients. Cette année, 90 médicaments sont pointés du doigt, dont 79 sont commercialisés en France.

Si 3 médicaments de la liste de 2017 ont été retirés du marché, d’autres ont été ajoutés en 2018, parmi lesquels :

  • La métopimazine, utilisée notamment pour les gastroentérites ;
  • Le nifuroxazide, un anti-infectieux intestinal ;
  • Le roflumilast, utilisé pour certaines broncho-pneumopathies ;
  • Le sélexipag, utilisé pour l’hypertension artérielle pulmonaire.

Quasiment aucune spécialité médicale n’est épargnée. On retrouve aussi bien des médicaments défavorables en dermatologie qu’en rhumatologie, en pneumologie, en cancérologie, en cardiologie ou en psychiatrie.

Servir l’intérêt du patient

Pour mener à bien cette étude et déterminer la balance bénéfices-risques d’un médicament, la revue Prescrire met le patient au cœur de ses interrogations. De nombreux médicaments engendrent trop d’effets indésirables pour une efficacité non démontrée voire néfaste.

Selon Prescrire, « il n’y a pas de raison valable pour que ces médicaments plus dangereux qu’utiles restent autorisés sur le marché ». Certains médicaments, qui figurent depuis plusieurs années dans la liste, sont commercialisés depuis longtemps et d’utilisation courante. Les auteurs appellent donc les autorités de sanitaire « à prendre des dispositions concrètes » pour protéger les patients.