Psychologues : le nombre de consultations a doublé entre 2020 et 2021

Alors que le nombre de cas liés au Covid-19 repart depuis quelques jours, Doctolib révèle que l’épidémie a fait doubler le nombre de séances chez les psychologues en à peine un an, entre 2020 et 2021. De quoi s’interroger sur la santé mentale des Français visiblement marquée depuis le début de la crise sanitaire.

Psychologues et jeunes
Au-delà des complications respiratoires, c’est la succession de mesures prises pour endiguer le virus qui ont mis à mal le moral d’une partie des Français. C’est ce que rapporte Doctolib via les chiffres de son interface en ligne de prise de rendez-vous en ligne. En un an, entre 2020 et 2021, le nombre de consultations a augmenté de 102 %. 

Le président et co-fondateur de Doctolib, Stanislas Niox-Chateau, illustre cette hausse par le nombre de recherches de la requête « psychologue » et « psychiatre » sur le moteur de recherche du site qui ont respectivement augmenté de 69 % et 48 %. Ce sont également les jeunes qui font l’objet de cette hausse du nombre de consultations : « Il y a une nette accélération de la demande de soins en santé mentale, chez les jeunes […] ».

Alors, qu’est-ce qui, dans le détail, semble préoccuper les Français ?

Si le Covid-19 et ses retombées font encore partie de leurs principales préoccupations, le pouvoir d’achat et le conflit entre la Russie et l’Ukraine sont également cités lorsqu’il s’agit d’exprimer les causes de leur mal-être. Ils auraient également du mal à repartir sur une dynamique positive et à se montrer aussi productif dans leur travail, dont qu’ils remettent en question le sens d’ailleurs.

Alors que la situation que nous connaissons vis-à-vis de cette crise semble bien différente de celle du semestre 2020, force est de constater que le Covid-19 et ses conséquences ne sont pas encore derrière nous.

Les psychologues également lassés du système de santé

Lors des Assises de la santé mentale et de la psychiatrie tenues en septembre 2021, le président Emmanuel Macron avait annoncé la création du dispositif Mon Psy, permettant aux patients de bénéficier de 8 séances à 30 euros, prises en charge par la Sécurité sociale. Mais les psychologues avaient déjà manifesté leur réticence quant aux modalités de prise en charge de ces consultations, jugées non avantageuses pour les praticiens. C’est notamment pour cette raison qu’ils se sont rassemblés le 10 juin dernier, Place Bellecour à Lyon (Rhône) pour, à l’image des Français, exprimer leur lassitude liée à leurs conditions de travail et leur rémunération, qu’ils jugent insuffisante.