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Les médecins peuvent désormais prescrire du « sport sur ordonnance »

Depuis le 1er mars 2017, les médecins ont la possibilité de prescrire une activité physique aux patients souffrant d’une affection de longue durée (ALD) à la place de médicaments.

prescription sport sur ordonnance

Entre 10 et 11 millions de Français atteints d’une ALD (diabète, maladie de Parkinson, cancer…) sont concernés par cette nouvelle mesure. Alors que la France figure parmi les plus gros consommateurs de médicaments d’Europe, la possibilité pour les médecins de prescrire un traitement sous forme de pratique sportive est un grand pas en avant.

Aucune prise en charge par l’Assurance maladie

Bien que l’efficacité du sport comme traitement thérapeutique soit reconnue par tous les acteurs de la santé, ils ne manquent pas d’en souligner les limites. Frein principal : l’absence de prise en charge par l’Assurance Maladie des activités physiques prescrites.

« Si l’on veut que cela fonctionne, il faut un système organisé et financé », explique le docteur Alexandre Feltz, adjoint à la santé à la mairie de Strasbourg. Le médecin, qui est à l’origine du sport sur ordonnance dans la ville rose, précise que « si les collectivités locales ou l’Etat ne prennent pas en charge, le patient devra payer de sa poche, le risque étant d’accroître les inégalités sociales de santé, c’est inacceptable ».

Un mode de prescription spécifique

En pratique, le médecin souhaitant prescrire une activité physique doit remplir un formulaire spécifique et non une ordonnance médicale classique. Chargé d’évaluer l’état de santé du patient, le praticien devra l’orienter vers un des acteurs identifiés par le décret (éducateur sportif, kinésithérapeute, psychométricien, ergothérapeute…).

Dans un second temps, « avec l’accord des patients, l’intervenant transmet périodiquement un compte rendu sur le déroulement de l’activité physique adaptée au médecin prescripteur », explicite le décret.