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La « maladie du soda » touche plus d’un quart des Français

Encore méconnue du grand public, la « maladie du soda » – également appelée « foie gras humain » – est une pathologie qui concerne plus d’un quart de la population française. Explications.

Maladie du soda

La « maladie du soda » concernerait entre 25% et 30% de la population et continue de toucher de plus en plus de monde, explique le quotidien Le Parisien. Cette maladie, encore peu connue des patients comme des médecins s’appelle en réalité la cirrhose Nash (pour « Non Alcoolic Steato Hepatitis »), c’est-à-dire la stéatose hépatique non alcoolique.

Cette pathologie est due à une surcharge du foie en graisse, principalement causée par une consommation excessive de boissons sucrées, de graisses ou de sucres. Il s’agit de l’équivalent humain de ce que subissent les canards gavés pour obtenir du foie gras.

A cause de la surcharge de graisse, le foie n’est plus capable de l’éliminer au bout de quelques années. S’en suit un stockage des acides gras, provoquant une inflammation, pouvant donner lieu à une fibrose (formation de tissu cicatriciel) pouvant alors évoluer en cirrhose, voire en cancer.

Un cancer du foie pour 5% des malades

En août 2015, le Journal of Hepatology publiait une étude menée sur 2 634 patients révélant que les personnes buvant quotidiennement des boissons sucrées auraient 55% de risques supplémentaires de développer une stéatose métabolique. De plus, la maladie se développera en cancer du foie dans 5% des cas, tandis que 20% des décès causés par la maladie sont liés à des complications cardio-vasculaires.

Malgré un accroissement des recherches visant à trouver un remède à la « maladie du soda », les médecins ne disposent pour le moment d’aucun traitement pour soigner ce type de cirrhose. Les traitements actuels consistent dans une limitation du surpoids et la prise de médicaments pour combattre l’insulino-résistance.

Les cirrhoses sont des affections de longue durée (ALD) et leurs traitements sont donc entièrement remboursés par l’Assurance maladie. Des prestations complémentaires, notamment de confort, nécessiteront une prise en charge par une mutuelle santé.