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Saturation des urgences : les pistes d’amélioration du gouvernement

Quelques semaines après l’affaire Naomi, un rapport a été remis au gouvernement pour améliorer la prise en charge des urgences et soins de santé non programmés. Le rôle des médecins pourrait être renforcé.

urgences hopital

« Notre système de santé est arrivé à bout de souffle et sa transformation est devenue indispensable » : c’est le constat dressé par Thomas Mesnier, député LREM de Charente et missionné en novembre dernier par la ministre de la Santé pour faire un rapport sur les urgences.

Dans son étude rendue mardi 22 mai, le député soumet 19 mesures pour mieux gérer les soins non programmés. Parmi les propositions phares :

  • Inciter les médecins généralistes à prendre en charge plus de consultations non programmées ;
  • Faire du numéro du Samu, le 15, un « numéro unique de santé », qui remplacerait le 112, le 116 et le 117 ;
  • Ouvrir la pratique de certains premiers soins à d’autres professionnels de santé, comme les infirmiers, les pharmaciens ou les kinésithérapeutes.

Désengorger les urgences

Si l’affaire Naomi a mis en lumière les défaillances du système des urgences ces dernières semaines, le problème est plus ancien. Depuis une vingtaine d’années, en France, on constate une explosion du recours aux services d’urgence. En 2015, le Samu a reçu 25 millions d’appels et les urgences ont enregistré 20 millions de passages, contre 7 millions en 1990.

Les demandes en soins non programmés sont en hausse pour plusieurs raisons. D’une part, la population vieillit et d’autre part, le nombre de généralistes diminue. En cause aussi selon le rapport, une « méconnaissance » du système des urgences. En effet, de nombreux patients s’y rendent « faute de meilleure orientation et de pouvoir joindre leur médecin traitant ».