Santé : un cerveau « en forme » chez les préadolescents pratiquant une activité physique régulière

On le sait, la pratique d’une activité physique présente bien des vertus : meilleure santé, baisse du stress, développement de certaines capacités cognitives… Le sport, en particulier chez les enfants et adolescents, présente a de nombreuses vertus. Une étude parue récemment corrobore cette thèse et on vous en parle aujourd’hui !

Santé : cerveau en forme préadolescents activité physique régulière

Une étude menée par l’équipe de chercheurs du Boston Children’s Hospital (Massachusetts, États-Unis) conclut que pratiquer une activité physique permet d’aider à organiser le développement du cerveau des enfants. En effet, si le sport permet de donner un coup de pouce à la croissance des plus jeunes d’entre nous, elle favorise en outre la bonne santé du cerveau et sa plasticité ! 

À l’inverse, une sédentarité menant à un IMC trop élevé a des retombées négatives sur les circuits du cerveau qui profitent justement de cette activité physique, ont également conclu les auteurs de l’étude.

La docteure Caterina Stamoulis, de l’équipe des chercheurs qui ont mené l’étude a mis en exergue l’importance d’une pratique physique chez les préadolescents : 

« La période de la préadolescence est très importante pour le développement du cerveau. Elle est associée à de nombreux changements dans les circuits fonctionnels du cerveau, et particulièrement pour ceux en lien avec les processus de pensée de haut niveau ».

Pour arriver à ce constat, une analyse des données d’imagerie cérébrale de 5 955 enfants de 9 et 10 ans a été faite. Le résultat est sans appel : un cerveau « en forme » passe par une pratique régulière du sport. Et nul besoin d’en faire tous les jours : une session d’une heure, plusieurs fois par semaine, suffit à améliorer grandement les circuits du cerveau. Ainsi, leur apprentissage mais aussi leur logique et leur capacité à concevoir des concepts abstraits s’en voient améliorés. 

Fascinants méandres du cerveau

Caterina Stamoulis ajoute que « des changements dans ces zones du cerveau peuvent entraîner des comportements à risque et des déficits durables des compétences nécessaires à l’apprentissage ainsi qu’au raisonnement. »

La chercheuse évoque également l’amélioration des réseaux de « nœuds », des « réseaux cérébraux localisés, très connectés, communiquant ensemble grâce à des connexions à longue portée peu nombreuses mais efficaces et qui optimisent le traitement ainsi que la transmission des informations arrivant au cerveau. »