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Grossesse : les Français trop peu conscients des risques de l’alcool

En amont de la Journée mondiale de sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF), Santé publique France publie une étude mettant en lumière que trop de Français minimisent encore l’impact de la consommation d’alcool sur la santé des enfants à naître, malgré une prise de conscience encourageante.

femme enceinte

Selon l’enquête de Santé publique France réalisée au mois de mai 2017, 44% des Français déclarent spontanément qu’il n’existe pas de consommation d’alcool sans risque pour l’enfant alors qu’ils n’étaient que 25% en 2015. De plus, un tiers de la population sait que l’alcool comporte des risques tout au long de la grossesse (20% en 2015).

Les personnes interrogées sont 64% à savoir qu’un verre de vin ou de bière est tout aussi dangereux qu’un verre d’alcool fort, contre 53% deux ans plus tôt. Autre fausse croyance en net recul : l’utilité de la consommation d’un verre de vin de temps en temps pendant la grossesse. 21% des Français affirment le penser en 2017 contre 27% en 2015.

« Plus d’un tiers des Français jugent qu’il existe un risque pour le bébé dès le premier verre d’alcool consommé, contre moins d’un quart en 2015 », précise le Pr. François Bourdillon, directeur général de Santé publique France

« Vous buvez un peu, il boit beaucoup »

Malgré le principe de précaution « zéro alcool pendant la grossesse » de mieux en mieux assimilé, « une partie de la population minimise encore la dangerosité d’une consommation faible ou ponctuelle d’alcool pour les femmes enceintes », indique Santé publique France.

A partir du 9 septembre, Journée mondiale de sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF), Santé publique France déploie jusqu’à la fin du mois une campagne nationale d’information en s’appuyant sur un message clé : « vous buvez un peu, il boit beaucoup ».