Femmes enceintes : une campagne d’information contre la prise de médicaments

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) lance mercredi une campagne de sensibilisation sur la prise de médicaments au cours de la grossesse. De nombreux risques pour les nouveau-nés sont observés lors d’une surconsommation de comprimés.

Une femme enceinte avec un médecin.

« Enceinte, les médicaments, c’est pas n’importe comment ! ». C’est avec cette signature que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) lance mercredi, sa première campagne d’information sur les risques liés aux médicaments pendant la grossesse. Seules 3 femmes enceintes sur 10 seraient aujourd’hui alertées sur cette problématique.

Selon le communiqué de presse, 4 messages clés vont être diffusés parmi lesquels se faire accompagner par un médecin ou une sage-femme, ne pas faire de l’automédication, ne pas arrêter seule un traitement ou informer tous les professionnels de santé consultés. Cette campagne va être relayée sur des canaux digitaux (www.medicamentsetgrossesse.fr) à une fréquence régulière dans les prochains mois.

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9 médicaments prescrits en moyenne

L’objectif est de « sensibiliser le grand public comme les professionnels de santé » et « inciter les femmes au dialogue », détaille l’ANSM. L’automédication est d’ailleurs au cœur des messages d’information puisque qu’au cours d’une grossesse, 36% des femmes enceintes de leur premier enfant et 48% de celles enceintes de leur deuxième ou plus, y ont recours.

Du côté des médecins également, 9 médicaments sont prescrits en moyenne en France pendant la grossesse, soit 3 fois plus que dans les pays du nord de l’Europe par exemple. Pourtant, les risques d’une surconsommation sont importants pour les futurs nouveau-nés : malformations d’organes, faible poids à la naissance voire des troubles cognitifs ou de l’hyperactivité.