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Lait infantile contaminé : les préfets de France ont été saisis

Selon une étude, certains laits Danone et Nestlé contiennent des dérivés d’hydrocarbure, nocifs pour la santé. Par précaution, l’ONG Foodwatch a saisi tous les préfets pour leur demander un retrait de vente. 

bébé lait

En octobre 2019, l’organisation non-gouvernementale Foodwatch tirait la sonnette d’alarme : « Des huiles minérales toxiques dans les laits pour bébés, c’est non ! ». En effet, une étude scientifique a confirmé très peu de temps après la présence d’huiles minérales aromatiques (MOAH) dans deux laits en poudre commercialisés par Danone et Nestlé.

Depuis lors, aucune mesure sanitaire n’a été prise contre ces deux produits, ni par les pouvoirs publics, ni par les géants de l’industrie alimentaire. Foodwatch a donc décidé de saisir « tous les préfets de France par voie d’avocat pour leur demander de retirer ces produits de la vente au nom du principe de précaution ».

La Commission européenne saisie par la DGCCRF

Pourtant, les alarmes de l’ONG ne sont pas passées inaperçues. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a vérifié par des tests la véracité des informations de Foodwatch et assure prendre cela « très au sérieux ».

Selon Loïc Tanguy, porte-parole de l’institution publique, la Commission européenne a été saisie pour établir des seuils au-dessus desquels une procédure de retrait des ventes sera légalement possible. Pour le moment, absolument aucune législation européenne n’encadre l’utilisation des MOAH dans l’alimentation.