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IVG : coût et remboursement de l’interruption volontaire de grossesse

LeLynx.fr - mis à jour le

Toute femme enceinte, y compris mineure, qui ne souhaite pas poursuivre une grossesse peut demander à un médecin l’interruption de sa grossesse, ou IVG. Plusieurs méthodes d’IVG existent, médicamenteuse ou instrumentale, avec des coûts et des remboursements différents. Explications.

Les démarches nécessaire pour demander une IVG

Fortement réglementée, plusieurs démarches sont nécessaires pour procéder à une IVG.

La première consultation médicale : le médecin fait passer un examen clinique à la patiente et informe des méthodes médicales et chirurgicales de l’IVG en vous remettant un dossier-guide comprenant :

  • le rappel des dispositions législatives concernant l’IVG ;
  • la liste des établissements autorisés à pratiquer l’IVG et leurs adresses ;
  • la liste des établissements d’information, de consultation et de conseil familial, des centres de planification et d’éducation familiale, des services sociaux et d’autres organismes agréés.

Un entretien psycho-social : facultatif mais systématiquement proposé aux femmes majeures et aux mineures émancipées. Si l’entretien psycho-social est choisi, il doit avoir lieu au moins 48 heures avant l’IVG. L’entretien psycho-social est obligatoire pour les mineures non-émancipées qui se voient alors remettre une attestation d’entretien nécessaire pour procéder à une IVG.

La deuxième consultation médicale : 7 jours minimum après la première consultation, ou moins si le délai légal d’avortement risque d’être dépassé, lors de cette consultation, la patiente doit remettre au médecin la confirmation écrite de sa demande d’IVG. S’il est habilité à pratiquer l’IVG, le médecin peut y procéder ou donner le choix de passer par un autre médecin.

Une consultation de contrôle et de vérification de l’IVG est réalisée entre le 14ème jour et le 21ème jour qui suit l’interruption de la grossesse. A cette occasion, le médecin ou la sage-femme envisage avec la patiente un moyen de contraception adapté à sa situation.

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Dans tous les cas, il est conseillé de prendre rendez-vous le plus tôt possible, compte tenu des délais d’attente.

Les deux méthodes d’interruption volontaire de grossesse

Dans le cadre d’une demande d’IVG lors de la  première consultation médicale, le médecin doit obligatoirement expliquer les 2 méthodes employées en France pour l’interruption volontaire de grossesse. En fonction de la durée de la grossesse, l’une ou l’autre de ces méthodes sera utilisée.

L’IVG médicamenteuse

L’IVG par médicaments est possible avant 7 semaines d’absence de règles. Elle consiste à prendre deux médicaments, appelés pilules abortives :

  • la mifépristone (Mifégyne), qui interrompt la grossesse en bloquant l’action de la progestérone ;
  • le misoprostol (Gymiso), à prendre dans les 36 à 48 heures plus tard et qui provoque l’expulsion de l’œuf.

L’interruption volontaire de grossesse médicale peut être réalisée à l’hôpital, dans une clinique privée ou encore dans un cabinet médical.

L’IVG chirurgicale ou IVG instrumentale

Sous anesthésie locale ou générale, l’IVG chirurgicale est exclusivement pratiquée en établissement de santé et nécessite dans la plupart des cas, une hospitalisation inférieure ou égale à 12 heures.

La méthode généralement utilisée est l’aspiration, après quoi il peut être nécessaire de procéder à un mini-curetage pour s’assurer que l’utérus est bien dégagé de tout débris membranaire.

Il est vivement recommandé de se présenter à une visite de contrôle dans les 2 à 3 semaines qui suivent l’IVG chirurgicale afin de vérifier que l’opération se soit bien déroulée.

Le remboursement de l’IVG par la Sécurité sociale

Avant de procéder à une interruption volontaire de grossesse il est normal de vouloir connaître le montant des remboursements de l’IVG. S’agit-il d’une dépense prise en charge par l’Assurance maladie ? Quel remboursement est possible par le biais d’une complémentaire santé ?

Depuis 2016, la Sécurité sociale prévoit une prise en charge à 100% de l’IVG dans le cadre d’un tarif forfaitaire. Le remboursement de l’IVG médicamenteuse se base sur :

  • un forfait de 187,92€ à 193,16€ lorsqu’elle est réalisée en ville (médecin libéral, sage-femme libérale, centre de santé, centre de planification et d’éducation familiale) ;
  • un forfait est de 282,91€ lorsqu’elle est réalisée en établissement de santé.

Le remboursement de l’IVG instrumentale prend en compte un forfait de 500,14€ à 644,71€ environ selon s’il s’agit d’un établissement public ou privé mais également en fonction de la durée de l’hospitalisation et le type d’anesthésie (locale ou générale).

Une dispense totale d’avance de frais est possible pour :

  • les jeunes filles mineures non émancipées sans consentement parental ;
  • les femmes bénéficiaires de la CMU complémentaire ;
  • les femmes bénéficiaires de l’aide médicale de l’État (AME).

Parce que l’Assurance maladie rembourse intégralement l’interruption volontaire de grossesse, dont le coût est désormais encadré par la loi, l’intervention d’une mutuelle santé n’est pas nécessaire.