Le congé paternité passe de 14 à 28 jours à partir du 1er juillet

Le congé paternité est doublé à partir du 1er juillet. Il passe de 14 jours à 28 jours, pour permettre aux parents de s’investir davantage au moment de la naissance.

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C’était une mesure attendue, annoncée en septembre 2020 par Emmanuel Macron. A partir du 1er juillet 2021, le congé paternité – ou second parent – est doublé. Il passe de 14 jours (3 au moment de la naissance puis 11) à 28 jours (3 au moment de la naissance puis 25). Pour les naissances multiples, le congé est également rallongé et passe de 18 jours à 32.

Du côté de la rémunération, les 3 jours de congé consécutifs à la naissance demeurent à la charge de l’employeur. La Sécurité sociale prend en charge les jours restants. Cette réforme sociétale a pour but de permettre aux pères de s’investir davantage dans la parentalité et la vie de leur foyer.

Des freins psychologiques

Jusqu’à aujourd’hui, le congé parentalité, qui restait optionnel, n’était pris que par 7 pères sur 10 environ. Mais ce chiffre cache des disparités : 80% des salariés en CDI y ont recours, contre seulement 60% des salariés en CDD. « Ce n’est pas qu’une question d’envie des pères, il y a encore de nombreux freins psychologiques notamment vis-à-vis de l’entreprise », expliquait à l’AFP la psychothérapeute Isabelle Filliozat, vice-présidente de la Commission des 1 000 premiers jours. Désormais, 7 jours de congés minimum devront obligatoirement être pris.

La France, qui a instauré le congé paternité en 2002, est en retard par rapport à la plupart des pays européens. De nombreux pays ont des dispositifs plus généreux.  La Finlande accorde par exemple un congé de 9 semaines au deuxième parent et le Portugal un congé de 5 semaines. Avec 4 semaines désormais, la France est au même niveau que l’Autriche ou l’Espagne.