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Complémentaire santé : la CMU-C étendue aux bénéficiaires de l’ACS

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale présenté mardi a confirmé la disparition le 1er novembre 2019 de l’aide à la complémentaire santé (ACS). 1,2 million de personnes supplémentaires pourront désormais profiter de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C).

aides complementaire

C’était l’une des mesures clé du plan pauvreté présentée il y a quelques jours par Emmanuel Macron. A partir du 1er novembre 2019, l’aide à la complémentaire santé (ACS) va disparaître au profit de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C). Ce changement devrait toucher près de 1,4 million de personnes moyennant une cotisation maximale de 30€ par mois.

Cette réforme inscrite dans la loi de financement de la Sécurité sociale va coûter 200 millions d’euros par an dès 2020. Dans le détail, l’Etat veut passer d’une aide pour l’accès à une couverture, à des tarifs préférentiels sur une « CMU-C contributive » sans reste à charge. 1,2 million de personnes avaient accès à l’ACS si leurs revenus étaient compris entre 734€ et 991€ par mois.

Minimiser le reste à charge

La CMU-C va permettre une meilleure couverture moins chère pour ses bénéficiaires. Elle met ainsi en place une exonération du ticket modérateur, des participations forfaitaires (1€ pour une consultation chez le médecin), du forfait journalier en cas d’hospitalisation mais aussi des restes à charge pour les lunettes, prothèses dentaires et auditives.

De leur côté, les mutuelles santé se disent inquiètes sur le respect du principe de libre-choix de la couverture santé. Selon Thierry Beaudet, président de la Mutualité française, il est nécessaire de « veiller à ce qu’on n’organise pas une étatisation ou une nationalisation du futur dispositif ». Notamment sur le fait qu’aujourd’hui, la CMU-C est en majorité proposée par l’Assurance maladie.