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Espérance de vie : 13 ans d’écart entre les plus pauvres et les plus riches

D’après une étude publiée par l’Insee, le niveau de vie et l’espérance de vie sont étroitement liés. Les personnes les plus aisées vivraient notamment 13 ans de plus que les plus pauvres.

Comprendre le chèque santé

« Plus on est aisé, plus l’espérance de vie est élevée ». Tel est le constat de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), qui a publié un rapport sur l’espérance de vie par niveau de vie. Ainsi, l’écart d’espérance de vie entre les 5% de personnes les plus aisées et les 5% les plus pauvres est de 13 ans. Tandis que les premières vivent en moyenne 84,4 ans, les deuxièmes vivent en moyenne 71,7 ans.

Cet écart est un peu moins marqué chez les femmes, puisque 8 ans séparent les plus riches des plus pauvres. L’étude montre aussi que même à un niveau de vie moins élevé, les femmes vivent plus longtemps que les hommes, de 6 ans en moyenne. Un phénomène qui s’expliquerait par un meilleur suivi médical, des comportements plus favorables à la santé et une durée de travail généralement plus faible.

Des disparités régionales

Si les écarts d’espérance de vie sont marqués dans la société, ils le sont aussi en fonction des régions. D’après l’Insee, la région dans laquelle vivent les Français a également un impact sur leur espérance de vie. Concrètement, « L’Occitanie et les Pays de la Loire se situent en tête du classement [où l’on vit le plus longtemps], tandis que les Hauts-de-France arrivent en dernier ».

Pour expliquer ces disparités, l’étude invoque des différences culturelles (habitudes alimentaires), comportementales (consommation d’alcool, tabagisme), environnementales (pollution), ou encore l’offre de soins, plus ou moins dense selon les régions.