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Pharmaciens : une issue « inacceptable » aux médiations avec la Sécurité sociale

Après 5 mois de discussions avec la Sécurité sociale sur leur mode de rémunération, les pharmaciens ne sont toujours pas satisfaits des propositions faites par l’organisme.

Santé pharmacie

Dès décembre 2016, la FSPF (Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France) alertait sur les conditions de rémunération de ses adhérents. En cause ? La baisse des prix des médicaments et la percée d’un certain nombre de concurrent venant faire de l’œil à leur marché. En effet, cela fait déjà quelques années que les grandes surfaces veulent intégrer une pharmacie dans leurs espaces pour proposer un catalogue complet de médicaments. Actuellement, la loi les contraints à se contenter de la parapharmacie.

Autre préoccupation des pharmaciens, la hausse des charges notamment en ce qui concerne le personnel. Tous ces facteurs pourraient entraîner, selon la FSPF une baisse de la qualité de l’acte pharmaceutique.

Les négociations ont du plomb dans l’aile

En plus d’une augmentation de leurs honoraires, les pharmaciens demandent la mise en place de formules de suivi pour les patients polymédiqués (ayant plusieurs traitements). Un suivi payant, à hauteur de 60€ pour la première séance, puis 20€ pour les suivantes, 30€ en cas de changement de traitement.

Encore en test, ces entretiens personnalisés avec le pharmacien pourraient être remboursés par la Sécurité sociale et la mutuelle santé si le médecin traitant les prescrit.

Si cette démarche a été approuvée par la Sécurité sociale, l’organisme ne compte pas contenter toutes les exigences des pharmaciens. En effet, alors qu’ils réclament une enveloppe de 300 millions d’euros pour compenser les pertes de l’ordre de 3% du chiffre d’affaire des officines ces 2 dernières années, ils n’ont obtenu qu’une proposition insuffisante à leurs yeux. Le président de la fédération, Philippe Gaertner commente « au total, ces propositions sont inacceptables pour la FSPF et ne correspondent pas aux besoins économiques revendiqués par les syndicats représentatifs de la profession. »