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Les 6 piqûres qui ont changé l’Histoire


Sujets de nombreux débats depuis bientôt un an, les préparations biologiques destinées à protéger l’Homme contre la maladie ont parfois eu un impact incroyable sur le nombre de morts. Retour sur ces six piqûres qui ont changé le cours de l’Histoire.

Vaccin contre la variole

5 000 000 de morts potentiels – 5 000 000 de décès évités. C’est le bilan inégalable du vaccin contre la variole, qui est également le premier vaccin mis au point par l’Homme, en 1796. Jusqu’à son invention, l’Europe comptait chaque année les morts par dizaines de millions. La variole a été éradiquée de notre planète en 1980.

variole vaccin

La variole se traduit par une dermatose pustuleuse laissant des tâches sur tout le corps. Un malade sur cinq en mourrait. Avec des complications pulmonaires et oculaires, des surinfections, une atteinte au cœur, au système nerveux, aux articulations et aux reins, cette maladie était extrêmement redoutée. La variole causait des accouchements prématurés et la contamination du bébé.

Le médecin anglais Edward Jenner est reconnu comme l’inventeur du vaccin contre la variole. Il inocule à un enfant le pus contaminé par la vaccine (nom donné à la variole de la vache), qui devient ainsi immunisé. Le procédé sera ainsi baptisé « vaccination ».

Vaccin contre la rougeole

La rougeole est une maladie virale qui ne concerne que les êtres humains, et qui consiste la plupart du temps en une éruption cutanée généralisée. Cependant, il existe de nombreuses complications neurologiques, pulmonaires, digestives et oculaires. La mortalité chez les enfants sous-nourris dans certains pays est très élevée.

En 1980, la rougeole faisait encore 2 600 000 morts annuels dans le monde. Aujourd’hui, ce chiffre a baissé de près de 60% grâce aux campagnes de vaccination, unique moyen de lutter contre la rougeole. En France, entre 1980 et 2000, le nombre de décès a été réduit de 90%. A l’échelle du monde, ce vaccin découvert en 1963 permet de sauver 1 600 000 vies chaque année.

Vaccin contre la rage

Encéphalite virale qui se transmet entre les animaux et l’Homme, la rage est mortelle dans presque tous les cas. Elle continue de causer près de 60 000 morts tous les ans, mais ce bilan pourrait être bien plus élevé si un vaccin n’avait pas été trouvé par Louis Pasteur. Pour rappel, cette maladie se transmet par morsure et débute par de l’anxiété et des troubles du comportement. Surviennent ensuite la forme furieuse ou la forme paralytique, souvent conclues par le décès du malade.

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En 1885, Pasteur découvre le premier vaccin contre la rage. Depuis, la maladie a quitté le continent européen – la France en 2010. Aujourd’hui, 40% des personnes succombant à la rage ont moins de 15 ans et la plupart dans les pays pauvres. Autrefois associée aux chiens, la rage est aujourd’hui surtout transmise par les loups, chacals et autres coyotes. L’objectif de l’OMS est d’éliminer cette maladie en 2030 grâce au vaccin.

Vaccin contre le tétanos

tetanos neonatal bebe

En grec ancien, tétanos signifie « rigidité spasmodique du corps ». Il s’agit d’une infection par une bactérie qui développe un puissant poison dans le corps et touche ainsi le système nerveux. Le tétanos a l’avantage de ne pas être contagieux, mais l’inconvénient de ne pas provoquer d’immunité. Si de nombreux pays ont progressé, cette infection continue de causer un grand nombre de morts, surtout chez les enfants.

Le tétanos néonatal tue en effet 500 000 personnes par an. Il se caractérise par des contractions invincibles de la bouche (impossibilité de l’ouvrir), mais aussi du cou, du thorax et du dos. La violence des spasmes provoque chez le patient des fractures et des luxations. Dans le cas du tétanos néo-natal, il laisse des séquelles telles que la paralysie et les troubles psychomoteurs ou conduit à la mort. Le vaccin contre le tétanos permet chaque année de sauver 700 000 vies : il évite 58% des décès.

Vaccin contre la peste

epidemie peste noire

Difficile de choisir entre la peste et le choléra. Heureusement, plus besoin de trancher de nos jours puisque ces maladies ont disparu du pays (pas du monde !) grâce à la vaccination. La peste a provoqué trois immenses pandémies, dont la dernière entre 1855 et le début du 20e siècle. Entre 1347 et 1352, 25 millions d’Européens en meurent, soit 30 à 50% de la population.

Si dans l’Histoire, de nombreuses théories ont été avancées (colère divine, empoisonnement…), l’origine de la peste est une zoonose provoquée par les puces, souvent avec la complicité forcée des rats. Grâce aux travaux d’Alexandre Yersin, un vaccin est mis au point en 1897 et permet d’endiguer la maladie. Celle-ci persiste à Madagascar et en Asie où la vaccination se heurte à des réalités sociales et politiques.

Vaccin contre la diphtérie

diphterie peau eczema

Maladie infectieuse très contagieuse, la diphtérie touche d’abord les voies respiratoires avant de s’attaquer au cœur et au système nerveux. Véritable fléau du 19e siècle et du début du 20e siècle, les pandémies de diphtérie (ou croup) remplissent des hôpitaux entiers de « tubards », triste nom donné aux enfants intubés qui risquaient sans cela un œdème de la glotte.

Le vaccin contre la diphtérie est proposé par Gaston Ramon en 1923 et s’avère efficace. Entre les années 1930 et 1980, presque tous les pays développés ont éliminé cette maladie de leurs territoires. Avec 223 000 vies sauvées chaque année, ce vaccin permet d’éviter 86% des décès dus à la diphtérie.

Les autres vaccins qui sauvent des vies

  • Vaccin contre la poliomyélite (paralysie à vie) : 550 000 vies sauvées sur 640 000 cas ;
  • Vaccin contre la tuberculose (infection pulmonaire) : 200 000 vies sauvées sur 3 200 000 cas ;
  • Vaccin contre la coqueluche (affection respiratoire) : 630 000 vies sauvées sur 990 000 cas ;
  • Vaccin contre l’hépatite B : 400 000 vies sauvées sur 1 200 000 cas.
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