Info/Intox : les crèmes solaires nous protègent-elles bien ?


La première crème solaire est apparue en France en 1936, l’année des premiers congés payés. Depuis, les laboratoires ont beaucoup progressé dans leurs techniques de protection contre le soleil. Mais connaissez-vous vraiment les qualités de la crème solaire ? On décortique le vrai du faux pour vous.

Les indices 30 et 50 n’ont pas de grandes différences

Vrai ! Le facteur de protection solaire (FPS) permet de distinguer les différents niveaux de défense contre les UVB, c’est-à-dire les rayons ultraviolets à l’origine des coups de soleil et des cancers de la peau. Si un indice de 2 ne supprime que 50% des rayons, les indices au-dessus de 15, en revanche, sont tous plus ou moins aussi performants.

L’indice 30 par exemple permet de bloquer 97% des UVB, et l’indice 50 en bloque 98%. Si vous avez le choix entre deux crèmes aux indices 30 et 50, référez-vous plutôt à l’indice PA, qui informe sur la protection contre les UVA (ultraviolets responsables du vieillissement de la peau). Un PA+ protège entre deux et quatre heures ; un PA++ entre quatre et huit heures ; et le fameux PA+++ qui protège au-delà de huit heures.

 Une peau bronzée n’a pas besoin de crème solaire

Faux ! Une peau dorée, bronzée ou mate n’est absolument pas protégée contre les rayons ultraviolets. C’est l’équivalent d’un indice de protection 4, soit très faible. Il est vrai qu’une personne bronzée aura tendance à produire plus de mélanine, et donc a un avantage en termes de protection qu’une personne pâle.

Cependant, une crème solaire ne sert pas qu’à éviter les coups de soleil. Quand on a une peau foncée, il est tout aussi utile de se prémunir contre le vieillissement de la peau et les potentielles tumeurs en choisissant un indice de protection élevé.

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 La crème solaire bloque la production de vitamine D

Vrai ! Le soleil permet à notre organisme de se ressourcer en vitamine D, très précieuse pour renforcer notre système immunitaire. Les filtres solaires présents dans la crème, en bloquant les rayons ultraviolets, empêchent de ce fait la production de vitamine D. Ce n’est pas une raison pour rejeter la crème solaire ; puisque son bénéfice protecteur dépasse largement ce désagrément.

Sachez que vous pouvez trouver de la vitamine D dans un régime alimentaire naturel. Mangez des poissons gras, des abats, des œufs ou encore la très riche huile de foie de morue, excellente pour la santé, même si son goût est discutable.

 Remettre de la crème en sortant de l’eau est inutile

Faux ! Il existe des crèmes solaires dites waterproof, qui assurent une protection même après une baignade dans la mer. Si elles permettent de conserver plus longtemps l’effet contre les UVB, elles deviennent caduques dès que vous vous séchez avec une serviette. Les frottements vont en effet la faire disparaître. En sortant de l’eau, vous êtes beaucoup moins protégé qu’en y entrant. Il convient donc de repasser une couche de crème solaire pour ne prendre aucun risque.

 La crème solaire ne comporte aucun risque pour la santé

Faux ! Une étude menée par le CNRS et Sorbonne Université, parue début mars dans le Chemical Research in Toxicology, a démontré que certaines crèmes solaires devenaient dangereuses au bout de douze mois. En effet, elles contiennent souvent de l’octocrylène, qui en vieillissant produit de la benzophénone.

Ainsi, les principales crèmes solaires courantes (Uriage, Bioderma, Garnier, L’Oréal…) peuvent provoquer des dermatites et des cancers au bout d’un certain temps après l’ouverture. Des troubles de la thyroïde et des organes reproducteurs sont également soupçonnés.

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