Avec la crise sanitaire, une hausse des troubles alimentaires chez les jeunes

Anorexie, boulimie, hyperphagie… Chez certains, la crise sanitaire a généré ou amplifié des troubles du comportement alimentaire. Des problèmes de santé que rencontrent tout particulièrement les jeunes.

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La crise sanitaire a un impact sur les comportements alimentaires. C’est le constat que font les spécialistes depuis quelques mois. Selon Le Monde, les services spécialisés dans la prise en charge des troubles du comportement alimentaire ont vu leur activité augmenter de 30% en un an. En 2020, la ligne téléphonique Anorexie Boulimie Info a également vu le nombre d’appels reçus progresser de 30%.

« On a une liste d’attente d’hospitalisation d’une trentaine de personnes, avec pour chaque place libérée au moins cinq à six patientes en situation d’urgence », expliquait au Monde Laura Di Lodovico, chef de la clinique des maladies mentales et de l’encéphale (CMME) de l’hôpital Sainte-Anne, à Paris. Dans cet établissement, le délai d’attente pour une hospitalisation est passé de 2 à 6 mois.

Les jeunes très vulnérables

Les jeunes sont particulièrement touchés par les troubles alimentaires. A la CMME, le pic des demandes de soins pour TCA concerne les 18-21 ans. De manière globale, les 18-30 ans sont les plus sujets à ces troubles. « Avec la crise, l’anxiété et l’altération des routines pour cette jeunesse contrainte à des cours à distance et à une incertitude prolongée, mais aussi l’isolement social ou le retour dans un cadre familial parfois conflictuel, ont majoré le risque », commentait le psychiatre Philibert Duriez.

Les troubles alimentaires sont des maladies à ne pas prendre à la légère. Pour les identifier et les traiter, il est important de se faire accompagner, en consultant son médecin traitant, un psychiatre ou un diététicien.