Que sont les troubles musculo-squelettiques ?

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Les troubles musculo-squelettiques (TMS) constituent la première cause de maladie professionnelle en France. Heureusement, les symptômes des TMS sont facilement identifiables, et les traitements sont généralement bien remboursés par la mutuelle santé et par l’Assurance maladie. Zoom sur ces affections des muscles et du squelette qui touchent une grande partie de la population.

Définition des troubles musculo-squelettiques

Les troubles musculo-squelettiques désignent l’ensemble des maladies touchant aux muscles, aux articulations, aux nerfs et aux tendons. Ils appartiennent à la famille des troubles de l’appareil locomoteur.

Ils sont généralement causés par une mauvaise posture, des gestes inadéquats ou répétés trop fréquemment. Ils affectent notamment les poignets et les mains, le dos, le rachis, les épaules ou encore les genoux. Au quotidien, ils entraînent une perte de mobilité et des douleurs invalidantes.

Voici la liste des principaux troubles musculo-squelettiques :

  • Arthrose ;
  • Tendinites ;
  • Épicondylite ;
  • Syndrome du canal carpien ;
  • Douleurs dorsales ;
  • Polyarthrite rhumatoïde (PR) ;
  • Ostéoporose ;
  • Rhumatismes.

Comment reconnaître un trouble musculo-squelettique ?

Les symptômes physiques sont nombreux et varient en fonction des personnes. Néanmoins, certains signes peuvent vous mettre sur la voie.

Symptômes des troubles musculo-squelettiques

Les TMS se manifestent principalement par une diminution des capacités fonctionnelles :

  • Un mal de dos intense ou régulier peut laisser suspecter une lombalgie, couramment appelée « lumbago » ;
  • Des picotements, des fourmillements ou un engourdissement du poignet ou de la main mènent souvent au diagnostic du syndrome du canal carpien. La sensation n’a pas besoin d’être violente : une gêne modérée mais quotidienne est suffisante pour vous inciter à consulter ;
  • Des douleurs vives au niveau du cou sont souvent synonymes de cervicalgie. Cette affection résulte généralement d’une mauvaise posture ou d’arthrose ;
  • Etc.

Quelles sont les causes des troubles musculo-squelettiques ?

Les TMS se manifestent lorsque les contraintes et les sollicitations auxquelles est exposé le corps humain sont trop importantes par rapport à ses capacités physiques. Il existe des facteurs de risque professionnels et des facteurs de risque individuels.

Les facteurs de risque professionnels

une femme au bureau s etire

Le milieu professionnel est le premier responsable de l’apparition des TMS. Ainsi, en 2015, plus de 87% des maladies professionnelles ayant donné lieu à un arrêt de travail étaient des troubles musculaires et squelettiques.

Les causes sont faciles à identifier et sont principalement liées à des facteurs de risque biomécaniques : tâches physiques répétitives, chocs mécaniques, mouvements extrêmes, mais aussi travail statique et mauvaises postures… Vous l’aurez compris, les ouvriers du bâtiment comme les employés de bureau sont concernés par les TMS, à des niveaux différents bien évidemment.

Heureusement, de plus en plus de structures prennent conscience de ce danger et s’engagent dans des démarches de prévention.

Les facteurs de risque individuels

Certaines personnes présentent une fragilité susceptible de favoriser les TMS. On peut citer par exemple les personnes qui ont une immunité faible, celles souffrant de maladie chronique, de diabète, de rhumatisme inflammatoire type spondylarthrite ankylosante, d’obésité

L’âge entre également en compte puisque le vieillissement des cellules diminue nos défenses immunitaires et fragilise les structures périarticulaires.

Enfin, la pratique de certains loisirs est susceptible de causer l’apparition de troubles musculaires et squelettiques. On peut notamment citer le jardinage et le bricolage. Certaines activités sportives, si elles sont mal exécutées ou si elles sont trop intenses, peuvent aussi être responsables de douleurs.

Les facteurs aggravants des TMS

Certaines causes psychosociales et organisationnelles contribuent à l’apparition de TMS. On citera notamment : l’insécurité au niveau de l’emploi, le stress, la pression professionnelle, les mésententes hiérarchiques ou entre collègues…

Les variations de température jouent également de façon défavorable sur les symptômes, et ont la capacité de les aggraver.

Qui consulter en cas de TMS ?

un medecin masse un patient

Consulter le médecin traitant pour un trouble musculo-squelettique

Si vous pensez souffrir d’une pathologie musculo-squelettique, la première personne à consulter est votre médecin traitant. Celui-ci procédera à un examen médical général complet, qu’il complétera au besoin par des examens complémentaires approfondis.

Ce professionnel de santé peut également être amené à vous poser des questions sur votre environnement de travail. Celles-ci ont pour but d’identifier l’origine de vos douleurs, alors n’hésitez pas à lui donner un maximum de détails. Et n’oubliez pas, même un travail de bureau peut causer d’importants problèmes de dos !

Les médecins spécialistes

En cas de besoin, le médecin généraliste peut vous orienter vers un médecin spécialiste qui prendra en charge votre pathologie.

Voici la liste des médecins qualifiés pour intervenir dans le traitement de certaines pathologies musculo-squelettiques :

  • Rhumatologue: cet expert des os, des articulations et des muscles est tout indiqué pour traiter les TMS. À condition de bien respecter le parcours de soins coordonnés, les consultations dermatologiques sont remboursées par l’Assurance maladie et par la plupart des mutuelles.
  • Kinésithérapeute: ce professionnel de santé traite les douleurs musculaires et/ou articulaires. Il peut être consulté sur orientation du médecin traitant, ou bien sans prescription médicale.
  • Ostéopathe: sa spécialité est de manipuler le corps des patients pour soulager les tensions et les douleurs. Il exerce sans prescription médicale et n’est donc pas remboursé par la Sécurité sociale. Certaines complémentaires santé remboursent parfois les soins d’ostéopathie.
  • Chiropracteur et Étiopathe : ces praticiens interviennent dans le cadre des médecines douces. Si de nombreux patients se disent soulagés par leurs soins, ces médecines alternatives font l’objet de critiques d’une partie du corps médical.

Quels sont effets des TMS ?

Les TMS ont des effets multiples. Si les premiers concernés sont les patients, on recense également des effets collatéraux sur l’économie.

Les conséquences sur l’être humain

Les TMS causent d’importantes gênes fonctionnelles particulièrement handicapantes, et sont source de souffrance pour les personnes qui les subissent.

Au-delà de la gêne fonctionnelle pure, les conséquences en termes de dégradation de la qualité de vie et du parcours professionnel sont importantes : absences répétées au travail, rupture de la vie professionnelle, difficultés sociales, incapacité temporaire ou permanente, inaptitude, perturbations dans la vie familiale…

Ainsi, l’aspect psychologique ne doit pas être ignoré : les troubles musculo-squelettiques ont non seulement un impact sur la santé, mais aussi sur le moral des patients.

Les conséquences sur la vie économique française

Les répercussions sociales et économiques des TMS sont réelles. Le principal problème est la baisse de productivité, directement liée à un taux d’absentéisme très fort et au reclassement des salariés touchés par ces troubles. Les coûts indirects pour les entreprises sont aussi à prendre en compte.

Quels sont les traitements des troubles musculo-squelettiques ?

etageres d une pharmacie remplies de medicaments

Les traitements médicamenteux

Une fois le diagnostic posé, votre médecin-traitant peut vous prescrire un traitement médicamenteux pour soulager vos symptômes.

Les principaux médicaments contre les TMS sont :

  • Les antalgiques, comme le paracétamol pour les douleurs faibles à modérées ;
  • L’aspirine pour les douleurs faibles à modérées (à ne jamais associer avec les anti-inflammatoires) ;
  • Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (ANS) de type Ibuprofène ou Naproxène, pour les douleurs modérées à intenses.

Si ces solutions ne suffisent pas à soulager vos douleurs, le médecin peut vous proposer d’autres solutions thérapeutiques. Dans tous les cas, l’automédication est déconseillée, et nous ne pouvons que vous inciter à consulter votre médecin traitant en cas de doute.

Les autres solutions thérapeutiques

Quand la prise d’anti-douleurs n’est pas suffisante pour gérer les TMS, il est possible d’opter pour d’autres solutions :

  • Rééducation : physiothérapie, massage, etc. ;
  • Infiltration de corticoïdes dans l’articulation ;
  • Immobilisation des articulations douloureuses par orthèse ;
  • Chirurgie: une intervention chirurgicale est parfois nécessaire pour venir à bout de certains TMS, par exemple le syndrome du canal carpien.
  • Médecines douces: si leur efficacité n’est pas reconnue par l’intégralité du corps médical, ces soins alternatifs peuvent aider les patients victimes de TMS à retrouver une qualité de vie.

Surveiller l’évolution des troubles musculo-squelettiques

On résout rarement un problème en l’ignorant, et les TMS ne font pas exception. Si les premiers symptômes peuvent être discrets, ils s’aggravent généralement avec le temps. Le principal risque de laisser courir est de transformer ce mal occasionnel en maladie chronique. C’est pourquoi il est très important de consulter rapidement. Un diagnostic précoce permettra de limiter les dégâts, et d’éviter une perte de la mobilité importante.

La reconnaissance des TMS en maladie professionnelle

La grande majorité des TMS ont une origine professionnelle et peuvent, à ce titre, bénéficier de la reconnaissance en tant que maladie professionnelle.

Des tableaux ont été établis par la Sécurité sociale pour définir des critères de reconnaissance d’un TMS en maladie professionnelle. Ils sont disponibles en annexe du code de la sécurité sociale et sur le site de l’Institut national de la recherche et de sécurité (INRS).

À partir du moment où une maladie figure dans un de ces tableaux, elle est présumée avoir une origine professionnelle.

Voici les 3 principaux critères des tableaux de maladies professionnelles :

  • Symptômes et lésions ;
  • Délai de prise en charge : c’est le délai maximum entre la fin de l’exposition au risque, et la constatation médicale du TMS ;
  • Les principaux travaux susceptibles de causer ces maladies.

Procédure de reconnaissance d’un TMS en maladie professionnelle : le travailleur ou ses ayant-droits doit faire établir un certificat médical par un médecin, puis adresser une demande à sa caisse d’assurance maladie (Caisse primaire d’assurance maladie -CPAM, ou Caisse de mutualité sociale agricole-MSA). Le médecin du travail peut être sollicité pour ajouter des informations ou compléter la demande.

Le remboursement des troubles musculo-squelettiques

un stetoscope pose sur une carte vitale

La Sécurité sociale et la mutuelle se complètent pour rembourser les dépenses de santé liées au TMS.

Remboursement par la Sécurité sociale

La Sécurité sociale rembourse les troubles musculo-squelettiques à condition de bien respecter le parcours de soins coordonnés. En effet, toute consultation d’un spécialiste doit avoir été prescrite par votre médecin traitant. Dans ce cas, et si le professionnel de santé en question est conventionné, vous pourrez être remboursé à hauteur 70% du tarif de base.  Sinon, vous ne serez remboursé qu’à hauteur de 30% du tarif de base, ce qui donne un reste à charge élevé.

Attention également au secteur de convention du professionnel consulté : en secteur 2, le spécialiste applique un tarif libre, qui contient très souvent des dépassements d’honoraires.

Pour rappel, la plupart des médecines douces ne sont pas remboursées par l’Assurance maladie.

Il arrive qu’un TMS soit reconnu comme une affection longue durée (ALD). Dans ce cas, le remboursement de la Sécurité sociale est de 100% du tarif de base, c’est-à-dire que vous n’avez aucun reste à charge à payer.

Remboursement par la mutuelle des troubles musculo-squelettiques

Votre complémentaire santé rembourse les troubles musculo-squelettiques de manière plus ou moins complète selon les options souscrites. Elle prend en charge une partie ou l’intégralité du ticket modérateur, c’est-à-dire la somme qui reste à votre charge après remboursement de la Sécurité sociale.

Ce reste à charge peut être élevé en fonction du praticien consulté, en particulier si celui-ci pratique des dépassements d’honoraires… D’où l’importance de choisir une mutuelle avec une bonne couverture santé. Pour bénéficier de meilleurs remboursements, n’hésitez pas à comparer les fournisseurs d’assurance santé sur LeLynx.fr.

Prévenir les troubles musculo-squelettiques

Les TMS constituent un véritable enjeu de santé publique. On vous présente diverses pistes pour combattre ce fléau qui touche les travailleurs de tous horizons.

La prévention des TMS dans les entreprises

L’Assurance maladie a mis en place une démarche de prévention des TMS. L’objectif ? Aider les entreprises à lutter contre l’absentéisme et à gagner en efficacité en faisant diminuer les maladies professionnelles liées aux TMS.

Elle préconise 4 étapes :

  • Dresser un état des lieux des TMS dans l’entreprise: récolter et analyser des données sur les maladies professionnelles au sein de la structure ;
  • Mise en place du projet de prévention: identifier les axes de travail et d’amélioration, informer et mobiliser le personnel autour de la question ;
  • Évaluer les actions à mettre en place en priorité : établir et mettre en œuvre un plan d’actions concrètes ;
  • Faire le bilan de la démarche de prévention et analyser les résultats.

Les bons gestes à adopter pour éviter les TMS

Vous subissez des douleurs et vous pensez qu’elles sont directement liées à votre environnement de travail ? N’hésitez pas à en parler à votre hiérarchie et à consulter le médecin du travail. Ce professionnel de santé spécialisé est encore le mieux placé pour vous conseiller sur la posture à adopter, les gestes à faire ou à éviter, etc.

Dans le cadre du télétravail, pensez aussi à adopter les bons gestes pour prévenir le mal de dos et éviter ainsi de subir des troubles musculo-squelettiques.

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