L’épidémie de bronchiolite s’installe plus tardivement que d’habitude en France

L’épidémie de bronchiolite s’installe en France, mais plus tardivement que les autres années. Elle semble de plus moins virulente.

L’épidémie de bronchiolite s’installe en France, mais bien plus tardivement que les autres années. Selon les chiffres publiés mercredi 10 mars par Santé Publique France, la maladie a causé 1 400 passages aux urgences et 550 hospitalisations la semaine dernière. En temps normal, elle se répand dès le début de l’hiver, à partir de novembre ou décembre.

Les années précédentes, l’épidémie de bronchiolite était par ailleurs plus violente. Lors du pic de l’épidémie en 2018-2019, on avait enregistré 6 000 passages aux urgences et 2 000 hospitalisations, et en 2019-2020, la tendance avait été similaire (5 000 passages aux urgences et 1 800 hospitalisations). Saturés, les hôpitaux d’Ile-de-France avaient même dû transférer des enfants en province.

Les gestes barrière en cause ?

La crise sanitaire et les gestes barrière déployés depuis plusieurs mois peuvent-ils expliquer ce recul de l’épidémie de bronchiolite ? Pour Santé Publique France, cette question doit être étudiée en profondeur. La surveillance de l’épidémie cette année va permettre de « suivre l’impact des mesures barrières actuellement en vigueur sur la transmission du virus respiratoire syncytial » et « d’étudier l’éventuelle contribution du Sars-CoV-2 à l’incidence de cette pathologie », explique l’organisme.

Pour rappel, la bronchiolite est une maladie respiratoire, causée dans la majorité des cas par le virus respiratoire syncytial. Elle touche 30% des bébés de moins de 2 ans chaque hiver.