Faire la sieste : bonne ou mauvaise idée ?


En dépit de certaines idées reçues, la sieste n’est pas réservée aux enfants et aux personnes âgées ! Pratiquée dans de bonnes conditions, elle peut être un véritable allié santé. Le point sur les bienfaits de la sieste et les bonnes raisons de s’accorder de petits sommes réparateurs.

Les 5 bienfaits de la sieste

Lorsqu’on n’a pas de problèmes de sommeil et qu’on en ressent le besoin, aucune raison de se priver d’une sieste. Au contraire, s’accorder un peu de répit en milieu de journée peut avoir un impact bénéfique sur le corps et le mental. Faire une sieste permet en effet :

  • De se reposer bien sûr ;
  • De laisser un temps de récupération aux muscles ;
  • D’accroître ses capacités de mémorisation et de concentration ;
  • De prévenir certaines maladies, notamment cardiovasculaires ;
  • De baisser le niveau des hormones dues au stress.

Oui, la sieste donc est pleine de bienfaits ! A condition toutefois de s’y adonner dans de bonnes conditions.

Il y a sieste et sieste

Attention à ne pas confondre sieste et sommeil prolongé. La sieste est bénéfique pour la plupart des personnes si elle correspond à un épisode de sommeil maîtrisé dans la journée, d’une vingtaine de minutes par exemple. Trop longue, la sieste risque de dérégler les habitudes et de perturber fortement l’endormissement du soir.

La sieste est par ailleurs tout simplement déconseillée pour les personnes qui souffrent de troubles de sommeil, comme des insomnies ou des réveils nocturnes.

sieste

Qu’est-ce qu’une sieste réussie ?

Tout dépend bien sûr des besoins et de la forme de chacun. Mais en règle générale, pour qu’une sieste soit profitable, on peut la faire dans les conditions suivantes :

  • Au milieu de la journée, au moment où le corps commence à montrer des signes de fatigue. Dans l’idéal, il faut attendre un peu après le déjeuner, car la position allongée ne facilite pas la digestion ;
  • Durant 10-20 minutes, pour rester dans un sommeil léger ou intermédiaire. Avec une sieste courte, on rencontre moins de difficultés à émerger au réveil et on n’ampute pas le temps de sommeil nocturne ;
  • En position allongée : au réveil, cela renfonce la sensation d’avoir réellement dormi.

La sieste en chiffres

En France, la sieste n’est pas une pratique généralisée, mais elle fait son chemin. Une étude de 2020* révélait que 41% des Français faisaient la sieste au moins une fois par semaine, 13% deux fois par semaine et 15% trois fois ou plus. La durée moyenne de leur sieste : 1h03. La sieste demeure par ailleurs anecdotique dans le monde professionnel : seuls 10% des actifs indiquaient disposer d’un lieu dédié au repos sur leur lieu de travail. La crise sanitaire et la mise en place massive du télétravail ont certainement changé la donne de ce point de vue.

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La sieste dans le monde

Dans nos sociétés occidentales, la sieste est associée aux jeunes enfants ou aux personnes âgées. En revanche, elle est (malheureusement) moins bien acceptée socialement pour les actifs, parce qu’elle reste liée à l’idée de paresse ou qu’elle est considérée comme une perte de temps. Mais cette perception est bien différente dans d’autres régions du monde. En Europe du Sud, en Asie et en Afrique, la sieste est bien plus valorisée et ancrée dans les habitudes. Peut-être devrions-nous en prendre de la graine ?

* Etude OpinionWay menée pour l’INSV (Institut national du sommeil et de la vigilance) et la MGEN – « Le sommeil d’hier et demain », mars 2020.

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