Insuffisance cardiaque : l’eau comme remède ?

Répété, rerépété et malheureusement trop souvent oublié, le dicton « il faut penser à s’hydrater » est plus que jamais nécessaire ! Nous connaissions les bienfaits d’une bonne hydratation sur la santé des reins et des lombaires mais, il s’avère que l’eau est aussi un solide rempart contre les problèmes cardiaques à partir de quarante ans.

eau robinet boire

Une barrière contre l’insuffisance cardiaque

Une étude récemment menée par le Dr Natalia Dmitrieva du National Heart, Lung, and Blood Institute, a dévoilé que boire suffisamment d’eau, surtout lorsque l’on a quarante ans, permettait de lutter contre l’insuffisance cardiaque, survenant généralement vingt à vingt-cinq ans plus tard.

L’insuffisance cardiaque se retrouve surtout chez les personnes fragilisées, qui ont déjà subi des troubles cardiaques ou respiratoires. Le cœur n’est plus en mesure d’assurer pleinement ses fonctions : il est trop fatigué pour expulser correctement le sang dans les artères ou ne se remplit pas assez de sang. C’est alors tout le système d’oxygénation des autres organes qui en prend un coup.

Pour rappel, il est recommandé pour les femmes de boire entre 1,6 et 2,1 litres d’eau et pour les hommes entre 2 et 3 litres d’eau. Dans les faits, un faible pourcentage atteint le premier palier !

Le sodium sérique et l’hypertrophie ventriculaire, au cœur du problème

L’étude met en avant le lien entre présence élevée de sodium sérique (taux de sodium dans le sang) et hydratation. Les personnes s’hydratant de façon insuffisante ont plus de chance d’avoir une concentration de sodium sérique conséquente dans l’organisme. S’ensuit un mécanisme dans le corps : celui-ci met en place une stratégie pour retenir l’eau et enclenche des processus directement liés à l’émergence d’une insuffisance cardiaque.

Les résultats de l’expérience amènent à un indicateur précieux sur le long terme, aussi bien pour le corps médical que pour les patients susceptibles de souffrir de maladies cardiovasculaires. En effet, les risques d’hypertrophie ventriculaire et d’insuffisance cardiaque augmentent dès lors que le taux de sodium sérique franchit les 142 mmol/l à partir de la quarantaine.

Même si d’autres facteurs importants peuvent jouer (l’IMC, le fait de fumer, le taux de cholestérol, la pression artérielle etc.) ce seuil reste une piste sérieuse à explorer pour venir en aide aux patients plus âgés et pour focaliser l’attention des plus jeunes sur le respect d’une absorption liquide minimale au quotidien.