Cancer du sein : un nouveau médicament prometteur

Le cancer du sein touche, chaque année, plus de 50 000 femmes en France. Toutefois, des chercheurs ont récemment développé un médicament qui pourrait révolutionner le traitement contre ce cancer. Une avancée prometteuse dans le domaine de la santé de la femme !

cancer du sein

L’association de deux médicaments contre le cancer du sein

L’étude de ce nouveau médicament contre le cancer du sein a été publiée dans le New England Journal of Medicine, le 24 mars. Elle a été menée par un collectif de chercheurs dont Javier Cortés, le directeur de l’International Breast Cancer Center à Barcelone. Selon lui, cette étude serait d’ailleurs « la plus positive de l’histoire du cancer du sein ».

L’objectif de ces recherches médicales était de combiner deux médicaments utilisés contre le cancer du sein :

  • Le trastuzumab, un médicament qui permet d’atteindre les cellules qui contiennent la protéine HER2, responsable de la progression de la tumeur ;
  • Le deruxtecan, un médicament de chimiothérapie qui permet de détruite les cellules cancéreuses et de préserver les cellules saines, autant que possible.

Des résultats très prometteurs

Ce nouveau médicament, le trastuzumab deruxtecan, a été testé sur 524 femmes atteintes d’un cancer du sein métastatique HER2+. Il s’agit d’un type de cancer particulièrement agressif. Et les résultats sont très prometteurs. En effet, 75 % des patientes traitées avec le trastuzumab deruxtecane présentaient une survie sans progression de la maladie à 12 mois. En comparaison, ces chiffres étaient de 38 % pour les patientes traitées avec le médicament standard, le trastuzumab-emtansin. Pour le docteur Javier Cortés, il s’agit ainsi d’une avancée majeure dans le traitement du cancer du sein :

Ce médicament est tellement innovant et améliore tellement le pronostic par rapport au traitement standard actuel que nous pourrions être en présence du médicament le plus actif de l’histoire du cancer du sein […] [Ce traitement pourrait] guérir la maladie chez certaines patientes, car la tumeur disparaît dans 16 % des cas.