Le gouvernement lance un nouveau plan pour lutter contre le cancer

Le gouvernement a dévoilé un plan de lutte décennal contre le cancer. La feuille de route prévoit notamment de renforcer les dépistages, de réduire les dépendances au tabac et à l’alcool et d’améliorer le taux de survie aux cancers les plus ravageurs.

Le cancer entraîne en moyenne 150 000 décès par an et demeure la 1ère cause de mortalité chez les hommes et la 2ème chez les femmes. Jeudi 4 février, Emmanuel Macron a dévoilé un nouveau plan décennal de santé pour lutter contre cette maladie. « L’ambition, c’est d’aller plus vite (…), sur la lancée de ce qui a été acquis par les plans précédents », a expliqué le Président.

Une première feuille de route a été établie pour la période 2021-2025, avec un budget de 1,74 milliard d’euros de la part de l’Etat et de la Sécurité sociale. Le plan, qui sera piloté par l’INCa (l’Institut national du cancer) se donne pour objectif d’atteindre les 10 millions de dépistages annuels d’ici 2025, soit 1 million de plus que ce qui est actuellement réalisé chaque année. La marge de progression la plus importante concerne le dépistage cancer colorectal, pour lequel le taux de participation est de seulement 30%.

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Génération sans tabac

Selon la Ligue contre le cancer, plus de 30% de l’ensemble des cancers dépendent du tabac. La lutte contre le tabagisme fait donc partie de la stratégie du gouvernement, et notamment chez les plus jeunes. « Je souhaite que la génération qui aura 20 ans en 2030 soit la première génération sans tabac de l’histoire récente », a déclaré le chef de l’Etat. Pour y parvenir, Emmanuel Macron promet d’agir sur « le prix, l’extension des espaces sans tabac, les campagnes d’information sur sa toxicité » et sur un meilleur accompagnement des personnes qui essaient d’arrêter de fumer.

Le gouvernement ambitionne également de lutter contre l’alcoolisme et la dépendance. L’alcool est en effet à l’origine d’un cinquième des cancers évitables et de 16 000 décès par cancer chaque année. Enfin, dernier objectif : améliorer le taux de survie des cancers à mauvais pronostic (ceux dont le taux de survie à 5 ans inférieur à 33%), notamment avec l’arrivée des immunothérapies et l’amélioration des prises en charge. Sont particulièrement concernés les cancers du pancréas ou du poumon.