Santé : l’Anses affirme que la 5G ne présente pas de danger

Ce mardi, l’Agence nationale de sécurité sanitaire a présenté ses conclusions intermédiaires sur les effets de la 5G. Cette nouvelle technologie ne comporterait « pas de risques nouveaux » pour la santé.

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L’Anses a rendu son rapport intermédiaire sur la technologie 5G, en cours de déploiement en France, et son impact sur la santé. Ces conclusions étaient très attendues par le gouvernement et les opposants à la 5G. On sait désormais que l’exposition aux ondes électromagnétiques ne présente pas « de risques nouveaux ». Le rapport et les recommandations complètes seront disponibles dès septembre prochain.

Cependant, même si le bilan est globalement rassurant, l’Anses ne veut pas se montrer trop confiante. Elle recommande donc de poursuivre les études sur l’exposition aux ondes dans les fréquences actuellement déployées (700Mhz à 3,5GHz). L’agence indique aussi ne pas disposer de suffisamment de données sur les potentiels effets des fréquences 26GHz qui sont aussi utilisées pour la 5G mais pas encore attribuées en France.

3,5GHz et 26GHz : un manque d’études scientifiques

Le déploiement de la 5G va impliquer l’utilisation de deux nouvelles fréquences, qu’il faudra étudier : les bandes 3,5GHz et 26GHz. L’Anses ne dispose pas d’informations sur celles-ci, notamment sur leurs effets biologiques ou sanitaires. En l’absence d’étude scientifique, donc, l’Anses s’est appuyée sur les travaux concernant les anciennes fréquences et estime « peu vraisemblable à ce stade que le déploiement de la 5G dans la bande de fréquence autour de 3,5GHz constitue un nouveau risque pour la santé ».

Pour les bandes 26GHz, en revanche, l’Anses affirme qu’à l’heure actuelle « les données ne sont pas suffisantes pour conclure à l’existence ou non d’effets sanitaires ». Dans le rapport, on apprend notamment que « les risques sanitaires varient selon le degré d’absorption des fréquences par le corps. Plus la fréquence des ondes électromagnétiques augmente, plus les ondes sont absorbées par les couches superficielles de la peau ».