En continuant la navigation, vous acceptez les cookies. Ils nous permettent d'améliorer nos contenus pour vous proposer des services adaptés. (En savoir plus)
Nous avons mis à jour notre Politique de confidentialité, en accord avec le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). En continuant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre Politique de confidentialité mise à jour.

Alzheimer : vers la fin du remboursement des médicaments ?

Les médicaments anti-Alzheimer vont certainement être déremboursés. La Haute Autorité de Santé (HAS) les estime insuffisamment efficaces et préconise des thérapies non médicamenteuses.

remboursement-alzheimer

Les médicaments utilisés pour soigner la maladie d’Alzheimer pourraient ne plus être remboursés dans un futur proche. En effet, la ministre de la Santé Agnès Buzyn devrait annoncer ces jours-ci la fin de la prise en charge de 4 traitements (donépézil, rivastigmine, galantamine et mémantine).

Cette décision fait suite aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) publiées vendredi dernier. Comme l’explique Christian Thuillez, président de la commission de transparence de cet organisme, « les bénéfices de ces médicaments existent mais sont modestes et ne sont pas suffisants par rapport aux risques encourus par les patients ».

Mieux prendre en charge les patients

Plutôt que de prescrire des médicaments, la HAS propose de « mettre en place un parcours de soins et d’accompagnement adapté » aux personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. Selon Christophe Thuillez, une prise en charge non médicamenteuse « améliore l’état des patients sans effets indésirables ». Doivent également être améliorés la précocité du diagnostic, la coordination entre tous les acteurs de santé et le soutien aux aidants.

Pour rappel, la maladie d’Alzheimer, qui se traduit par une perte progressive de la mémoire et des fonctions cognitives, touche entre 850 000 et 1,2 million de personnes en France. En 2015, la prise en charge des médicaments liés à son traitement avait représenté une dépense de 90 millions d’euros pour l’Assurance maladie.