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Sondage : les Français sont-ils grossophobes ?

Une étude réalisée par Odoxa pour la Ligue contre l’obésité décrypte le regard de la société sur les personnes en surpoids. Alimentation, sport, relations… Voici les principaux préjugés qui perdurent.

surpoids enfant obèse

L’obésité est un véritable enjeu de santé publique, mais n’est toujours pas reconnue comme une affection de longue durée (ALD). Cela a une conséquence sur la prise en charge des soins par l’Assurance maladie et la mutuelle santé. Pourtant, ce phénomène se développe à échelle mondiale, ce qui fait dire à Agnès Maurin, directrice de la Ligue contre l’obésité, que ce mal « menace l’espèce humaine ».

Un sondage récemment dévoilé par Odoxa permet de comprendre les préjugés de la population française sur l’obésité. Pour 67% des sondés, une personne en surpoids s’alimente mal. 58% des Français jugent également qu’un obèse ne doit pas pratiquer beaucoup d’activité sportive. Autres préjugés assez répandus : l’obésité doit empêcher les relations amicales ou amoureuses et concerne des personnes qui ne prennent pas soin d’elles-mêmes.

Tout dépend-il de la volonté ?

Les principaux préjugés à l’encontre des obèses semblent surtout partagés par les hommes. Ils sont plus nombreux que les femmes à croire que le surpoids vient de l’alimentation, du sport ou du soin de soi. Ces opinions sont très répandues auprès des Français les plus aisés, les plus diplômés, et en particulier ceux âgés de 25 à 34 ans.

Le philosophe grec Epictète distinguait les choses qui dépendent de notre volonté, et celles qui n’en dépendent pas. Perdre du poids, est-ce juste une question de volonté ? 67% des Français répondent « oui » à cette question (72% pour les hommes, 78% pour les classes aisées). Plus d’une personne sur deux pensent qu’il faut mettre les obèses face à leurs responsabilités. Ce qui fait dire à Agnès Martin : « la grossophobie ambiante doit être éradiquée ».