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Nutri-Score : la consommation d’aliments mal notés augmente la mortalité

Le Nutri-Score est un indicateur à prendre en compte si l’on veut rester en bonne santé. Une étude récente montre qu’en consommant les produits alimentaires les plus mal notés, le risque de mortalité augmente de 7%.

Étiquetage nutritionnel

Plus on consomme des produits mal notés sur l’échelle du Nutri-Score, plus le risque de mortalité augmente. C’est ce qu’a confirmé une étude publiée dans le British medical journal, réalisée à partir des données récoltées dans 10 pays européens auprès de 500 000 participants.

Ces derniers ont été suivis entre 1992 et 2015 et 53 112 d’entre eux sont décédés pour une cause non accidentelle sur la période. L’étude montre que ceux qui consommaient des aliments mal classés au Nutri-Score ont une mortalité 7% supérieure au reste de l’échantillon. Par ailleurs, ces personnes sont plus susceptibles de développer des maladies. Chez eux, les décès par cancer sont supérieurs de 8%, les décès par maladie cardio-vasculaire de 4% et les décès liés à une affection digestive de 22%.

Pour rappel, le Nutri-Score a été introduit en France en 2017. Cet indicateur classe les produits alimentaires sur une échelle de A à E, avec un code couleur allant du vert au rouge, en évaluant à la fois la teneur en sucres, en acides gras saturés, en sel, en protéines, en fibres et l’apport énergétique des aliments.

Vers une harmonisation européenne ?

En France, le Nutri-Score existe mais n’est pas encore généralisé. Il a également été mis en place dans d’autres pays européens, mais « l’application de ce logo reste optionnelle du fait de la réglementation européenne sur l’étiquetage et repose ainsi sur la volonté des industriels de l’agroalimentaire », regrette l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Pour que le logo soit plus efficace, l’Institut demande donc une harmonisation à l’échelle européenne.

En France, l’affichage du Nutri-Score dans les publicités alimentaires sera obligatoire à compter du 1er janvier 2021. Une bonne nouvelle lorsqu’on sait qu’aujourd’hui, les publicités alimentaires qui présentent des produits mal classés sont très représentées, notamment auprès des enfants. Selon une étude publiée par l’UFC-Que-Choisir, 88% des spots publicitaires à destination des jeunes concernent des produits notés D ou E.