Alimentation : les Français consomment de plus en plus de fast-food

En 10 ans, la consommation de fast-food a fortement progressé en France. Un mode d’alimentation qui fait concurrence aux cantines, qui proposent pourtant une offre meilleure pour la santé en termes nutritionnels.

Malbouffe

En 10 ans, les enseignes d’alimentation rapide, ou fast-food, ont fait de nombreux adeptes en France. En effet, selon un rapport de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) publié le 25 février, la consommation de fast food a fortement progressé sur la dernière décennie.

En 2005, plus d’1 adulte actif sur 3 déclarait ne jamais manger de fast-food. 10 ans plus tard, seul 1 adulte actif sur 10 en dit autant. Dans le même temps, la part de consommateurs occasionnels (1 à 3 fois par mois) et réguliers (au moins 4 fois par mois) de fast-food est passée de 28% à 55%. Dans ce contexte, l’Anses « alerte sur la qualité nutritionnelle dégradée de la restauration rapide, pourtant de plus en plus fréquentée par les Français ».

L’étude de l’Anses montre que le profil type de l’amateur de fast-food français est le suivant : un homme, âgé de 18 à 44 ans, vivant dans une grande ville de plus de 100 000 habitants et ayant un niveau étude égal ou supérieur à bac+4.

Concurrence directe aux cantines

Le rapport de l’Anses pointe du doigt un autre danger : chez les adolescents, la restauration rapide « semble constituer un concurrent direct aux restaurants scolaires, pourtant de meilleure qualité d’un point de vue nutritionnel ». L’étude montre que les apports nutritionnels sont de moins bonne qualité dans les fast-food que dans les cantines. Pour un repas de 875 g, on trouvera en moyenne :

  • 29,5 g de lipides dans la restauration collective, contre 42,8 g en restauration rapide ;
  • 26,4 g de sucres dans la restauration collective, contre 32,8 g en restauration rapide ;
  • 88,6 g de glucides dans la restauration collective, contre 123,2 g en restauration rapide ;
  • 11,5 g d’acides gras saturés dans la restauration collective, contre 15,5 g en restauration rapide.

« La restauration collective – restaurants scolaires et d’entreprise – apparaît plus conforme aux recommandations alimentaires actuelles que les autres catégories de restauration hors foyer », résume l’Anses. L’organisme recommande donc d’en faciliter l’accès au plus grand nombre.