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Mises en garde du Sénat sur les expérimentations de la télémédecine

Bien qu’elle soit une des voies privilégiées pour améliorer l’accès aux soins, la télémédecine souffre encore d’un manque de coordination à l’échelle des territoires. Un manque de stratégie globale pointé du doigt par un rapport du Sénat.

telemedecine

Les initiatives en matière de télémédecine se succèdent depuis une dizaine d’années, qu’elles aient pour origine l’État, l’Assurance maladie ou les collectivités territoriales. Des expérimentations variées qui ne s’inscrivent pas « dans une réelle stratégie globale », ont constaté les sénateurs Jean-Noël Cardoux (LR, Loiret) et Yves Daudigny (PS, Aisne).

Dans un rapport de la mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (Mecss) du Sénat, « Accès aux soins : promouvoir l’innovation en santé dans les territoires », les rapporteurs soulignent que sans même partir d’un diagnostic partagé, « les dispositifs restent foisonnants, non coordonnés, parfois concurrents et ont en commun de n’avoir donné lieu aucune évaluation ».

Un potentiel insuffisamment exploité

« La télémédecine ouvre la voie à une transformation profonde de notre système de santé. Or, son potentiel demeure insuffisamment exploité », explique le rapport, qui indique qu’ « il ne s’agit plus d’évaluer les apports de la télémédecine, mais bien de définir comment doit intervenir sa prise en charge ».

Pour exploiter davantage le potentiel offert par la télémédecine, Jean-Noël Cardoux et Yves Daudigny énoncent plusieurs propositions :

  • Inscrire le financement des actes de télémédecine (téléconsultation, téléexpertise) dans le cadre tarifaire de droit commun de l’assurance maladie ;
  • Évaluer l’impact économique et thérapeutique du recours à la télémédecine dans les parcours de soins ;
  • Former les professionnels de santé à l’usage de la télémédecine et les accompagner dans l’équipement en matériel et logiciels adaptés.