En continuant la navigation, vous acceptez les cookies. Ils nous permettent d'améliorer nos contenus pour vous proposer des services adaptés. En savoir plus

La Sécurité sociale annonce s’intéresser de près à la télémédecine

Les raisons pour recourir aux services de la télémédecine sont nombreuses : lutte contre les déserts médicaux, suivi médical plus approfondi ou rapidité de diagnostic. Le président Macron encourage les start-ups à s’investir dans le domaine. Aujourd’hui, c’est la Sécurité sociale qui se penche sur la question.

La médecine à distance

Les termes utilisés par Nicolas Revel (Directeur général de l’Assurance maladie) parlent d’eux-mêmes. « Il faut franchir un cap » affirmait-il lors du congrès de la fédération des médecins de France la semaine dernière. Les Français sont encore réticents à laisser leur santé aux mains d’un médecin qui ne peut pas les ausculter en vis-à-vis. Cela explique l’échec du programme de télémédecine ETAPES qui proposait de populariser la pratique de celle-ci en quatre ans. Lancées en 2014, les expérimentations n’étaient toujours pas opérationnelles le 30 janvier 2017 lorsque la Haute Autorité de santé a remis son rapport d’évaluation.

ETAPES (Expérimentations de Télémédecine pour l’Amélioration du Parcours En Santé) est un programme censé tester les effets de la télémédecine en France. Il a pour but de fixer une tarification des prestations et d’analyser l’impact de la télémédecine sur le système de soin.

La télémédecine, remède à tous les maux ?

Le fait de recourir à la technologie pour pouvoir diagnostiquer, surveiller ou soigner un patient apparaît aujourd’hui comme une nécessité. On parle souvent de la télémédecine comme solution aux déserts médicaux et elle permettrait de traiter les patients plus rapidement. Avec l’intérêt que manifeste l’assurance maladie, les démarches pour accéder aux services de la télémédecine pourraient être simplifiées. Il suffira alors d’une simple feuille de soin pour se faire rembourser.

Si l’Assurance maladie n’a pas encore alloué d’enveloppe financière supplémentaire au projet, elle s’explique : les actes de télémédecine se substitueront aux consultations classiques et les soins à distance permettront de réduire les coûts de transport sanitaire. Pour l’instant, les négociations se font vives entre l’Assurance maladie et les médecins qui proposent déjà ce type de service.